Publié

MiamiLes églises n'ont pas voulu du zombie cannibale

L'homme qui avait dévoré le visage d'un SDF en mai n'a pas eu droit aux funérailles qu'espérait sa mère.

par
Pom
1 / 4
La victime avant son agression (attention, images très dures dans la suite de ce diaporama).

La victime avant son agression (attention, images très dures dans la suite de ce diaporama).

AFP
Et après...

Et après...

AFP
L'homme restera aveugle.

L'homme restera aveugle.

AFP

Le «Miami Herald» a retracé ce week-end la trajectoire de Rudy Eugene, mieux connu sous le nom du «zombie cannibale» de Miami. C'est cet homme de 31 ans qui a été abattu en mai alors qu'il dévorait le visage de sa victime, Ronald Poppo, 65 ans, en pleine rue. L'influence d'une drogue synthétique est toujours soupçonnée d'être à l'origine du fait divers horrible, même si l'état mental de l'agresseur semble avoir été particulièrement troublé durant des années.

Relatant les origines modestes et l'environnement très pieux dans lequel le futur «cannibale» a grandi, l'article explique aussi comment la mère de ce dernier a souffert. Car ce ne sont pas moins de quatre églises de sa communauté haïtienne qui lui ont fermé la porte au nez pour les funérailles de son fils, à cause de l'intérêt médiatique généré par l'horreur des faits. Deux d'entre elles ont refusé au dernier moment, après avoir accepté dans un premier temps. Une tristesse immense pour la maman, qui souhaitait faire les choses dans les règles de sa religion. Rejetée de toutes parts, elle a fini par organiser une cérémonie dans la chapelle d'un funérarium.

Selon Christian, un ami de Rudy Eugene, l'homme avait déjà rencontré sa future victime lors d'une œuvre de charité, durant laquelle tous deux donnaient à manger aux SDF. On ignore si son défunt coreligionnaire a reconnu sa victime lors de l'attaque.

«Repas» de Rudy Eugene, Ronald Poppo restera aveugle. 80% de son visage a été emporté lors des faits.

Ton opinion