Sanctions contre l’Iran: le Conseil fédéral jugé trop timide

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Sanctions contre l’IranLes élus veulent faire bouger le Conseil fédéral, jugé trop timide

Une large majorité des membres de la commission de politique extérieure souhaite que la Confédération sanctionne le régime iranien pour la répression des manifestations, ce à quoi les sept Sages ne se résolvent pas.

par
Yannick Weber
Des manifestations se sont déroulées à Berne à plusieurs reprises depuis le début de la répression en Iran.

Des manifestations se sont déroulées à Berne à plusieurs reprises depuis le début de la répression en Iran.

Tamedia

Le Conseil fédéral joue aux équilibristes et les parlementaires n’aiment pas trop ça. Dans un communiqué mardi soir, la commission de politique extérieure du Conseil national a indiqué vouloir que le gouvernement suisse aille plus loin. Ses membres ont voté, par 17 voix contre 6, «une proposition visant à adresser une lettre au Conseil fédéral pour lui demander de reprendre les sanctions de l’UE en rapport avec la répression brutale des manifestations». Elle rejoint notamment une pétition qui avait été déposée, signée par 25’000 personnes.

Début novembre, le Conseil fédéral indiquait reprendre des sanctions de l’Union européenne contre une entreprise d’armement iranienne et trois militaires de haug rang de l’armée iranienne dans le cadre de la guerre en Ukraine et de l’utilisation de drones de fabrication iranienne par la Russie. Mais rien à voir avec les manifestations dans le pays et leur répression par le régime, précisait alors le Secrétariat d’État à l’économie. Car Berne ne veut pas taper trop fort, craignant pour le respect de sa neutralité, grâce à laquelle elle est chargée de faire le lien entre les États-Unis et l’Iran, qui n’ont aucune relation diplomatique.

Pour la commission de politique extérieure, la réponse de la Confédération aux événements qui se déroulent en Iran est trop timide. Elle a en parallèle déposé une motion qui chargerait le Conseil fédéral «de prendre des mesures raisonnables et appropriées pour soutenir la société civile iranienne dans sa lutte pour les droits des femmes et les droits humains». Seuls quelques membres de l’UDC ne souhaitent pas entendre parler de cette possibilité.

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