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PharmaLes employés de Merck Serono poursuivent le combat

Les employés genevois de Merck Serono ont décidé vendredi de continuer le combat pour la sauvegarde des emplois dans l'industrie pharmaceutique et une meilleure protection des salariés.

Les employés genevois de Merck Serono ont décidé vendredi de continuer le combat pour la sauvegarde des emplois dans l'industrie pharmaceutique et une meilleure protection des salariés. Une association de soutien à la recherche en biotechnologie a été créée.

Très peu d'employés ont accepté un transfert, proposé par la direction de l'entreprise pharmaceutique à 750 d'entre eux sur 1250 postes supprimés à Genève. En conséquence, ce sont au total un millier d'employés qui ont été ou vont être licenciés, a indiqué une déléguée du personnel, Line Gross.

L'association de soutien à la recherche en biotechnologie comporte quelque 200 membres jusqu'ici, a précisé son initiateur Robert Slooves. Il a expliqué que l'objectif de l'association est de mobiliser les moyens nécessaires pour l'Institut de recherche et de développement en biotechnologie, préparé par la task force du Conseil d'Etat genevois.

A vélo

Le représentant d'Unia Alessandro Pelizzari a expliqué que l'accord signé avec la direction il y a un mois sur le plan social a permis des améliorations, mais que l'objectif principal de la mobilisation, celui d'empêcher la fermeture du site genevois, n'a pas été atteint. Le site sera définitivement fermé début 2013.

«Le combat continue pour la sauvegarde des emplois dans l'industrie pharmaceutique et pour une meilleure protection des salariés au niveau suisse en cas de licenciement collectif», a affirmé Alessandro Pelizzari.

Derrière le slogan «Les patients avant tout», une vingtaine de cyclistes se sont élancés du siège de Merck Serono pour se rendre d'ici au 19 septembre à Berne, Bâle, puis Strasbourg. Ils entendent interpeller les pouvoirs politiques à Berne et au niveau européen à Strasbourg ainsi que l'industrie pharmaceutique à Bâle.

Les cyclistes seront lundi à Berne, où ils veulent «rappeler leurs promesses» aux autorités fédérales, et en particulier au conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann. A Bâle, dès le lendemain, le groupe d'employés veut rencontrer d'autres représentants d'entreprises pharmaceutiques pour «remettre les patients au centre des préoccupations» et «dénoncer une financiarisation excessive».

A Strasbourg, les employés de Merck Serono dénonceront au parlement européen les délocalisations vers l'Asie et les nombreux plans de restructuration en cours en Europe dans l'industrie pharmaceutique.

Révision du cadre légal

Les employés ont aussi lancé un appel pour le renforcement des protections légales en cas de licenciement collectif. Ils veulent constituer une alliance pour soutenir un projet de révision du cadre légal actuel en Suisse.

Il s'agit en particulier d'apporter des améliorations sur le plan de la durée du processus de consultation, le droit d'avoir accès à tous les documents de l'entreprise, la participation des organisations syndicales, la protection des délégués du personnel contre les licenciements. Une manifestation organisée par Unia aura lieu le 22 septembre à Berne.

(ats)

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