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CoronavirusLes enseignants romands demandent plus de ressources

Les profs, très sollicités durant la pandémie, se disent fatigués car confrontés à de nombreux changements de directives. Leur syndicat demande des moyens supplémentaires.

L'enseignante Monica Dias Dewarrat enseigne dans une classe a des eleves, tous deux portant un masque, de 3eme annee de l'Ecole de culture generale, option sante, du Gymnase de Provence le jour de la rentree scolaire des etudiants vaudois lors de la pandemie de Coronavirus (Covid-19) ce lundi 24 aout 2020 a Lausanne. (KEYSTONE/Laurent Gillieron)

L'enseignante Monica Dias Dewarrat enseigne dans une classe a des eleves, tous deux portant un masque, de 3eme annee de l'Ecole de culture generale, option sante, du Gymnase de Provence le jour de la rentree scolaire des etudiants vaudois lors de la pandemie de Coronavirus (Covid-19) ce lundi 24 aout 2020 a Lausanne. (KEYSTONE/Laurent Gillieron)

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Très sollicités en cette période de pandémie et confrontés à de nombreux changements de directives, les enseignants romands de tous les degrés ressentent «une très grande fatigue». Pour éviter «l’implosion du système», leur syndicat demande des ressources supplémentaires.

Appliquer les mesures sanitaires, s’occuper d’élèves en quarantaine ou malades, pallier l’absence de collègues, encadrer leurs remplaçants ou encore se former à l’utilisation de nouveaux outils numériques: la crise du Covid-19 a rajouté de nombreuses tâches aux quotidiens des enseignants, indique le Syndicat des enseignants romands (SER) jeudi dans un communiqué.

Les enseignants, mais aussi les membres de direction et les personnels administratif et technique, sont très fatigués. «Le manque de clarté et les nombreux changements dans les directives ne font qu’accentuer le problème», souligne le SER. «Si cette deuxième vague perdure, le système risque, dans les conditions actuelles, d’imploser», prévient-il.

Pour ne pas en arriver là et continuer à garantir l’enseignement en présentiel pour l’école obligatoire et l’égalité des chances pour tous les élèves, le syndicat exige que «les autorités accordent des ressources supplémentaires et spécifiques et mettent en place des règles claires».

Engager du personnel supplémentaire

Le SER rappelle ainsi qu’un enseignant «ne peut pas se dédoubler en assurant son enseignement en présentiel tout en effectuant une continuité pédagogique similaire et individualisée pour les élèves malades ou en quarantaine». Il faut donc décharger des enseignants ou engager du personnel supplémentaire.

Le syndicat estime que le suivi des élèves en quarantaine «doit se limiter à la transmission et aux échanges concernant le travail effectué en classe, ainsi qu’aux devoirs». «Aucune évaluation sommative ne devra être faite sur ce travail» et pas question de «noyer» l’élève de retour en classe sous les rattrapages.

Pas d’obligation de filmer les cours

Le SER demande aussi l’abandon de l’obligation faite à certains enseignants de se filmer pendant leurs cours pour diffuser ceux-ci aux élèves en quarantaine. Maîtriser les outils techniques ajoute du stress supplémentaire, sans compter «la possible utilisation à mauvais escient des images par des tiers», justifie le SER.

Le syndicat demande encore d’accorder du temps aux enseignants pour leur permettre de se former aux outils numériques, en particulier aux plateformes de communication mises en place. Enfin, il demande que le système de notations soit repensé.

(ATS/NXP)

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