États-Unis: Les entreprises chinoises dans le viseur du Congrès
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États-UnisLes entreprises chinoises dans le viseur du Congrès

Après le Sénat en mai, la Chambre des représentants a adopté un texte de loi renforçant les audits des entreprises étrangères cotées aux États-Unis.

La mesure du Congrès américain s’inscrit dans un contexte de rivalité commerciale et politique entre Washington et Pékin.

La mesure du Congrès américain s’inscrit dans un contexte de rivalité commerciale et politique entre Washington et Pékin.

AFP

La Chambre des représentants a adopté mercredi à son tour, à l’unanimité, un texte de loi renforçant les audits des entreprises étrangères cotées aux États-Unis. Cela pourrait conduire des sociétés chinoises à quitter la Bourse américaine. Le Sénat a déjà voté ce texte en mai. Il ne lui faut plus que la signature du président Donald Trump pour être ratifié.

Selon cette mesure, introduite en 2019 par le sénateur républicain de Louisiane John Kennedy, les entreprises étrangères listées sur les marchés d’actions américains ont trois ans pour se conformer aux exigences comptables du gendarme boursier américain, la SEC. Si la SEC considère qu’une société n’offre pas suffisamment de garanties, celle-ci s’expose à une radiation de la cote.

En outre, les groupes chinois présents à la Bourse américaine devront faire savoir si un ou plusieurs des membres de leur conseil d’administration sont membres du Parti communiste chinois. Selon les chiffes d’une commission du Congrès, 217 entreprises chinoises étaient cotées sur des places boursières américaines début octobre, pesant au total 2200 milliards de dollars (1970 milliards de francs).

Rivalité entre les deux pays

Une minorité d’entre elles figure également sur les marchés asiatiques et pourrait se replier vers ces places boursières en cas de radiation aux États-Unis. L’un des poids lourds de la liste est Alibaba, le géant du commerce en ligne, qui a réalisé en 2014 la plus grosse introduction en Bourse de tous les temps au New York Stock Exchange (NYSE), en levant 25 milliards de dollars (22,4 milliards de francs).

La mesure du Congrès américain s’inscrit dans un contexte de rivalité commerciale et politique entre Washington et Pékin, qui se cristallise notamment autour de l’opacité des pratiques comptables des entreprises chinoises cotées aux États-Unis. En novembre, la SEC avait déjà formulé une proposition similaire au texte adopté mercredi par la Chambre des représentants.

(ATS/NXP)

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