Coronavirus: Les entreprises ne devraient pas exiger la vaccination
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CoronavirusLes entreprises ne devraient pas exiger la vaccination

Une enquête de ManpowerGroup fait le tour de la situation des entreprises en Suisse et dans le monde, alors que la pandémie perdure. Entre vaccination et perspectives dans le domaine de l’emploi.

Dans le monde, 16% des entreprises devraient exiger la vaccination de ses employés.

Dans le monde, 16% des entreprises devraient exiger la vaccination de ses employés.

AFP

Selon un communiqué de ManpowerGroup, les entreprises ne demanderont pas à leurs employés de se faire vacciner, en Suisse. Seul 1% d’entre elles devrait l’exiger. C’est le taux le plus bas au monde, alors que la moyenne mondiale se situe à 16%. Pour autant, 41% des employeurs suisses vont recommander la vaccination auprès de leurs travailleurs.

En outre, 53% des entreprises interrogées en Suisse se voient poursuivre les modèles hybrides de travail, soit en présentiel et à la maison. Cela, en alternance durant les six à douze prochains mois. Dans le monde, cette part ne s’élève qu’à 34%.

«La Suisse semble plus avancée et plus ouverte à l’utilisation de modèles de travail flexibles que d’autres pays», estime donc l’étude de ManpowerGroup. Pour autant, 41% des employeurs suisses s’attendent à ce que la majorité de leur personnel retourne au bureau dans les six à douze mois à venir.

Perspectives d’embauches

Les perspectives d’embauches restent en revanche limitées, selon cette enquête. Les prévisions d’emploi en Suisse sont restées plutôt stables pendant la période du Covid-19 et devraient le rester. Sur sol helvétique, 11% des employeurs interrogés prévoient d’atteindre les niveaux d’embauche enregistrés début 2020, soit avant le Covid-19, dès la fin juillet 2021, et 10% d’ici à la fin décembre 2021. Cette prévision est moins optimiste que dans le reste du monde.

Gianni Valeri, CEO ManpowerGroup Suisse, commente: «En ces temps de Covid-19, je pense que les chiffres ne rendent pas justice à la dynamique très volatile du marché de l’emploi. En ce qui concerne la Suisse, nous savons que les secteurs de la restauration, du tourisme et du commerce de détail ont été très durement touchés par les crises mondiales liées à la pandémie, tandis que d’autres secteurs ont fait preuve de résilience et/ou ont bénéficié de mesures gouvernementales de soutien. Grâce à la vaccination et à la levée attendue des mesures imposées en Suisse, nos clients semblent à nouveau un peu plus optimistes, mais restent prudents vis-à-vis des embauches.» Et Gianni Valeri de conclure: «Je suis très préoccupé par le taux de chômage très élevé de 3,6% en Suisse.»

Cette étude est effectuée tous les trimestres sur un échantillon de 750 employeurs, en Suisse. Au niveau mondial, ce ne sont pas moins de 43 pays qui sont interrogés pour un total de 42’000 employeurs. Les chiffres pour le troisième trimestre seront publiés le 8 juin.

(comm/cbx)

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