Actualisé 23.12.2017 à 20:33

Les Etats-Unis renforcent l'Ukraine

Armement

Washington a annoncé vendredi que les Etats-Unis allaient «fournir à l'Ukraine des capacités défensives renforcées».

«L'aide américaine est entièrement défensive et comme nous l'avons toujours dit, l'Ukraine est un pays souverain» qui a «le droit de se défendre», a précisé la porte-parole de la diplomatie américaine, Heather Nauert. (Vendredi 22 décembre 2017)

«L'aide américaine est entièrement défensive et comme nous l'avons toujours dit, l'Ukraine est un pays souverain» qui a «le droit de se défendre», a précisé la porte-parole de la diplomatie américaine, Heather Nauert. (Vendredi 22 décembre 2017)

AFP

Les Etats-Unis ont annoncé vendredi qu'ils allaient muscler leur aide à l'Ukraine en matière de défense afin que Kiev puisse assurer la «souveraineté» de son territoire. Cette annonce survient alors que Russes et Américains poursuivent leur bras de fer sur ce conflit.

«Les Etats-Unis ont décidé de fournir à l'Ukraine des capacités défensives renforcées (...) pour aider l'Ukraine à bâtir sa défense sur le long terme, défendre sa souveraineté, son intégrité territoriale et se prémunir de toute agression à venir», a écrit dans un communiqué la porte-parole de la diplomatie américaine, Heather Nauert.

«L'aide américaine est entièrement défensive et comme nous l'avons toujours dit, l'Ukraine est un pays souverain» qui a «le droit de se défendre», a précisé Mme Nauert, soulignant l'importance des accords de Minsk, censés instaurer une trêve dans l'est de l'Ukraine.

La Russie n'a pas tardé à réagir. «Aujourd'hui, les Etats-Unis entraînent (les autorités ukrainiennes) vers un nouveau bain de sang», déclare dans un communiqué le vice-ministre des Affaires étrangères Sergei Ryabkov. «Les armes américaines peuvent provoquer de nouvelles victimes chez notre voisin».

Pour sa part, le président ukrainien Petro Porochenko a salué cette décision «longtemps attendue» de Washington. «Les armes américaines dans les mains des soldats ukrainiens ne sont pas pour passer à l'offensive, mais pour riposter de manière résolue à l'agresseur et pour une autodéfense efficace», a écrit M. Porochenko sur Facebook.

«Exclusivement pacifique»

De leur côté, la France et l'Allemagne ont renouvelé samedi leur appel à un règlement «exclusivement pacifique» du conflit ukrainien face à «l'accroissement récent et inacceptable» des violations du cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine.

Dans une déclaration conjointe diffusée par la présidence française, Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel «appellent les parties à prendre leurs responsabilités et à mettre en oeuvre le plus tôt possible les décisions déjà agréées». Ils insistent sur la nécessité d'«alléger les souffrances des populations les plus affectées par la situation actuelle».

Ils soulignent «qu'il n'y a pas d'autre solution qu'un règlement exclusivement pacifique du conflit». Ils réaffirment «leur attachement à la mise en oeuvre intégrale des accords de Minsk».

Jeudi, l'Union européenne (UE) a prolongé, pour six mois, de lourdes sanctions économiques contre la Russie. Bruxelles reproche à Moscou, qui dément, son implication dans le conflit qui déchire l'est de l'Ukraine depuis plus de trois ans et demi.

Début décembre, les Etats-Unis avaient déjà fermement signifié à la Russie que leurs divergences persistantes sur le conflit en Ukraine faisaient «obstacle à toute normalisation» entre les deux pays, dont les relations sont au plus bas.

Echange de prisonniers

Par ailleurs, le président ukrainien Petro Porochenko a promis vendredi, lors d'un entretien téléphonique avec Angela Merkel, d'oeuvrer à un échange de prisonniers. Il a indiqué qu'il ferait le nécessaire pour que les forces gouvernementales et les séparatistes prorusses de l'est du pays s'entendent sur le sujet, a fait savoir Berlin.

Lors de cette discussion, les deux dirigeants se sont félicités du nouvel engagement des belligérants en faveur du respect du cessez-le-feu signé en 2015. Ils ont souhaité le retour de la Russie au sein du groupe chargé de veiller à son respect, que Moscou a annoncé lundi. Des médiateurs allemands et français pourraient intervenir dans les jours qui viennent, ont-ils ajouté.

M. Macron et Mme Merkel demandent d'ailleurs l'application «sans délai» de «l'accord intervenu au Groupe de contact trilatéral pour libérer jusqu'à 380 prisonniers détenus de part et d'autre de la ligne de contact», qui constituerait «une avancée majeure dans la mise en oeuvre» de ces accords de Minsk.

Les combats entre séparatistes prorusses et forces gouvernementales ont fait plus de 10'000 morts depuis 2014 dans l'est de l'Ukraine.

(AFP)

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