10.04.2013 à 13:21

mauvaise gestionLes ex-patrons de la banque HBOS sous pression

Un ex-patron de HBOS a renoncé à son titre de noblesse et à un poste d'administrateur après avoir été durement critiqué pour sa gestion. Cette décision met la pression sur d'autres dirigeants de la banque britannique.

Après la contrition manifestée par James Crosby (ci-dessus), l'attention se tourne désormais vers les deux autres anciens dirigeants concernés.

Après la contrition manifestée par James Crosby (ci-dessus), l'attention se tourne désormais vers les deux autres anciens dirigeants concernés.

AFP

James Crosby, ancien directeur général entre 2001 et 2006 de l'établissement aujourd'hui fusionné dans Lloyds Banking Group (LBG), est l'un des trois dirigeants très sévèrement mis à l'index la semaine dernière par une commission parlementaire pour des erreurs «colossales» dans la gestion de HBOS, sauvée à coups de milliards de livres par l'État en 2008 durant la crise financière.

Il a démissionné de ses fonctions d'administrateur du groupe de restauration collective Compass, a demandé à être privé de son titre de chevalier - une requête qui doit désormais être étudiée par une commission gouvernementale - et a renoncé à 30% de sa retraite annuelle de 580'000 livres (quelque 828'000 francs).

Des erreurs «toxiques»

Il va aussi abandonner son siège au conseil d'administration d'une association pour la recherche contre le cancer, après avoir quitté la semaine dernière le fonds d'investissements Bridgepoint.

HBOS - issue de la fusion de Halifax et de Bank of Scotland - avait frôlé la faillite, entraînant son sauvetage en septembre 2008 par sa concurrente Lloyds TSB avec le soutien actif du gouvernement britannique. Le nouvel ensemble issu de cette opération, baptisé LBG, est toujours détenu à environ 39% par l'État, qui y a injecté 20 milliards de livres.

Une commission de parlementaires vient de blâmer les dirigeants de l'établissement, estimant que «leurs erreurs de jugement ont été toxiques pour HBOS». Après la contrition manifestée par James Crosby, l'attention se tourne désormais vers les deux autres anciens dirigeants concernés.

(ats/afp)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!