Armée suisse - Les extrémistes de droite toujours scrutés de près
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Armée suisseLes extrémistes de droite toujours scrutés de près

Le nombre de cas de suspicion d’extrémisme dans les rangs de l’armée a légèrement diminué en 2020. Quatre militaires ont été visés par des mesures préventives.

Dans certains cas, l’armée finit par retirer l’arme du militaire en question.

Dans certains cas, l’armée finit par retirer l’arme du militaire en question.

20min/Michael Scherrer

L’armée tire chaque année le bilan de sa surveillance de potentiels extrémistes au sein de ses rangs. En 2020, 39 signalements ont été traités par son service spécialisé. Le chiffre est légèrement inférieur à la moyenne des quatre dernières années, sans doute en raison de la pandémie. «En effet, avec l’annulation de nombreux services d’instruction, le nombre de militaires et de formations convoqués est resté largement inférieur à celui des années précédentes», note l’armée sans le rapport annuel.

Comme les années précédentes, environ trois quarts (73% en 2020) des cas analysés concernaient des suspicions d’extrémisme de droite. «Il s’agissait essentiellement de cas isolés de radicalisation potentielle ou de signalements de possibles activités extrémistes dans la vie civile, note l’armée dans son communiqué de presse. Aucun acte de violence ni événement susceptible de compromettre la sécurité n’a été relevé.»

Retrait de l’arme possible

Les cas suspects sont signalés surtout par des citoyens ou des articles de médias (44%) ou par le personnel militaire lui-même (33%). Outre les extrémistes de droite, les autres catégories restent marginales. «Les extrémismes ethno-nationalistes et pour motifs djihadistes ont donné lieu à moins de cinq annonces ou question chacun, l’extrémisme de gauche à aucune», lit-on dans le rapport.

En 2020, quatre cas ont mené à la prise de mesures préventives à l’encontre de militaires. «Celles-ci vont de l’ouverture d’une procédure de contrôle de sécurité relatif aux personnes jusqu’à la reprise préventive de l’arme, en passant par une interdiction de convocation», préside l’armée.

(ywe)

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