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Ferry naufragéLes familles des victimes se battent avec la police

Des échauffourées ont éclaté dimanche entre la police sud-coréenne et les familles des disparus du ferry qui a chaviré mercredi matin.

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Des messages poignants laissés à l'une des victimes du naufrage du ferry sud-coréen Sewol par ses proches ont été révélés vendredi par les autorités après la récupération de son téléphone mobile dans l'épave. (Vendredi 26 mai 2017)

Des messages poignants laissés à l'une des victimes du naufrage du ferry sud-coréen Sewol par ses proches ont été révélés vendredi par les autorités après la récupération de son téléphone mobile dans l'épave. (Vendredi 26 mai 2017)

AFP
Plus de 300 personnes, essentiellement des lycéens, avaient péri lors du naufrage le 16 avril 2014. Les familles se sont rassemblées deux ans après le drame pour une cérémonie d'hommage. (Samedi 16 avril 2016).

Plus de 300 personnes, essentiellement des lycéens, avaient péri lors du naufrage le 16 avril 2014. Les familles se sont rassemblées deux ans après le drame pour une cérémonie d'hommage. (Samedi 16 avril 2016).

Keystone
La justice a alourdi en appel  la condamnation du capitaine du ferry Sewol. Il écope de la perpétuité. (Mardi 28 avril 2015)

La justice a alourdi en appel la condamnation du capitaine du ferry Sewol. Il écope de la perpétuité. (Mardi 28 avril 2015)

Keystone

Les familles des disparus du ferry qui a fait naufrage mercredi matin sont furieuses de la lenteur des secours, qui n'ont pour l'instant remonté à la surface que 46 corps. Une colère qui a mené à des heurts avec la police.

Les plongeurs ont récupéré dans la matinée les corps de trois lycéens qu'ils avaient repérés la veille dans une cabine submergée, après avoir réussi à en casser le hublot, ont annoncé les garde-côtes. En tout, une dizaine de corps ont été retrouvés dimanche dans l'épave, mais 256 personnes sont toujours portées manquantes.

Quatre jours après le drame, une centaine de membres des familles rassemblées sur l'île de Jindo, au sud-ouest de la péninsule coréenne, ont voulu marcher en direction de la capitale, Séoul, pour attirer l'attention des autorités. Mais la police anti-émeute a bloqué le cortège à l'entrée du pont qui relie l'île au continent, provoquant un face-à-face tendu avec les manifestants.

«Apportez-moi son corps», a supplié une mère, Bae Sun-ok, en éclatant en sanglots.

Dans une tente blanche et verte à Jindo, quatre hommes de la police scientifique des garde-côtes de Corée recueillent des prélèvements auprès des familles qui le souhaitent. Donner un échantillon de son ADN pour aider à l'identification des corps sonne le glas des espoirs pour les parents, et certains s'y refusent.

Sur les 476 passagers et membres d'équipage qui avaient pris place à bord du Sewol le jour du drame, 339 étaient des lycéens et des enseignants de l'école Ansan, dans la banlieue de Séoul. Le corps du directeur adjoint de l'établissement, qui avait survécu, a été retrouvé pendu vendredi près du gymnase où les familles des victimes attendent désespérément des nouvelles de leurs proches.

(ats)

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