Course à pied: Les femmes ont pris d'assaut les rues d'Alger
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Course à piedLes femmes ont pris d'assaut les rues d'Alger

La première édition d'une épreuve populaire 100% féminine a attiré des centaines de participantes, vendredi.

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Vendredi, elles étaient des centaines à attendre le départ de l'Algéroise, course «100% femme et solidaire» qui se déroulait dans les rues d'Alger. (6 mai 2016)

Vendredi, elles étaient des centaines à attendre le départ de l'Algéroise, course «100% femme et solidaire» qui se déroulait dans les rues d'Alger. (6 mai 2016)

AFP
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Parmi les participantes, on a aperçu la marraine de l'événement, qui n'est autre que l'ex-médaille d'or aux Jeux Olympiques de Sydney (2000), Nouria Benida-Merah.

Parmi les participantes, on a aperçu la marraine de l'événement, qui n'est autre que l'ex-médaille d'or aux Jeux Olympiques de Sydney (2000), Nouria Benida-Merah.

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Des centaines de femmes ont envahi vendredi le centre d'Alger pour une course inédite ayant bouleversé quelques heures l'ordre masculin qui règne habituellement dans les rues de la capitale, a constaté un journaliste. Cheveux au vent, casquette vissée sur la tête ou en foulard, elles se sont rassemblées au petit matin dans la rue Didouche Mourad, la principale artère d'Alger.

L'image est d'autant plus insolite dans ce pays où la rue est avant tout un espace d'hommes et que le vendredi est le jour traditionnel de la grande prière hebdomadaire musulmane. D'ordinaire, on voit surtout des masses de fidèles se rendre à la mosquée et non des femmes parcourir à toutes jambes les rues de la capitale.

Marraine célèbre

La course «Algéroise, 100% femme et solidaire», inspirée de «La Parisienne», était ouverte aux plus de 13 ans. Parmi les coureuses figurait l'ex-médaille d'or aux Jeux Olympiques de Sydney (2000), Nouria Benida-Merah, par ailleurs marraine de l’événement. «J'espère que nous allons pouvoir ancrer la culture de la course à pied (ndlr: pratiquée par) des femmes dans notre société, a-t-elle confié.

Nabila Nedjar, habitante de Constantine, la métropole spirituelle de l'est algérien, a fait plus de 400 km pour participer à l'Algéroise. «Cela fait plaisir de voir une course de femmes, ouverte de surcroît au public», a-t-elle commenté avec enthousiasme.

«Ca donne l'image d'une femme algérienne dynamique, courageuse et fonceuse», enchaîne Souhila, mère de famille de 30 ans.

La course s'est achevée après un parcours de 3 km tracé dans des rues fermées à la circulation, sur l'esplanade de la Grande Poste, où les participantes ont esquissé quelques pas de danse improvisés.

(AFP)

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