Attentat déjoué: Les femmes radicalisées sont liées à de précédents attentats
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Attentat déjouéLes femmes radicalisées sont liées à de précédents attentats

Les personnes arrêtées en France ce jeudi sont liées aux attentats perpétrés contre un prêtre et un couple de policiers.

Les policiers avant le raid, le 8 septembre 2016, à Boussy-Saint-Antoine, près de Paris.

Les policiers avant le raid, le 8 septembre 2016, à Boussy-Saint-Antoine, près de Paris.

Reuters

Le commando de femmes qui s'apprêtait à commettre un attentat, «déjoué» par les services de police, a été «téléguidé» par des djihadistes du groupe État islamique (EI) depuis la Syrie, a annoncé vendredi le procureur de Paris François Molins.

«L'organisation terroriste utilise non seulement des hommes mais des femmes, de jeunes femmes, qui font connaissance et nouent leur projet de manière virtuelle», a déclaré François Molins lors d'une conférence de presse.

Amel S., Sarah H. et Inès M., arrêtées jeudi à Boussy-Saint-Antoine (Essonne) alors que leur dessein était «clairement de commettre un attentat», ont ainsi été «téléguidées par des individus se trouvant en Syrie dans les rangs de l'organisation terroriste Daech» (l'acronyme arabe de l'EI, NDLR), a-t-il expliqué.

Des connexions ont été établies entre les membres de ce commando et les précédentes attaques djihadistes de Magnanville (Yvelines), le 13 juin, et Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), le 26 juillet, a poursuivi le procureur.

22 et 23 ans

Sarah H., 23 ans, «connue des services spécialisés comme étant particulièrement liée à la mouvance djihadiste», était l'«ancienne promise de Larossi Abballa, auteur de l'attentat de Magnanville, et d'Adel Kermiche, auteur de l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray», a expliqué François Molins.

Un autre suspect, Mohamed Lamine A., 22 ans, interpellé jeudi soir aux Mureaux (Yvelines), connu «comme un individu particulièrement radicalisé», est de son côté le «frère d'un mis en examen écroué» dans le dossier de Magnanville.

Ces arrestations sont survenues après la découverte le week-end dernier dans le centre de Paris de cinq bonbonnes pleines de gaz dans le coffre d'une voiture, où se trouvaient aussi, selon François Molins, «trois bouteilles supportant des traces de gasoil, ainsi qu'une cigarette à peine consumée à proximité d'une couverture supportant des traces d'hydrocarbure».

Il n'y avait pas de dispositif de mise à feu, mais l'incendie, s'il avait pris, «aurait suffi à entraîner à lui seul la destruction de l'ensemble du véhicule», a observé François Molins.

Le procureur a précisé que deux enquêtes avaient été ouvertes: une sur la voiture abandonnée et une concernant le projet d'attentat du commando. Certains protagonistes sont concernés par ces deux procédures dans lesquelles sept personnes au total sont actuellement en garde à vue.

(AFP)

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