12.10.2017 à 11:35

IrakLes forces kurdes lèvent les barrages vers Mossoul

La fermeture était motivée par la crainte d'une attaque potentielle des forces irakiennes sur les zones disputées, se sont justifiées les forces kurdes.

Les forces kurdes se disaient prêtes à repousser tout assaut dans les régions disputées de Kirkouk et de Mossoul.

Les forces kurdes se disaient prêtes à repousser tout assaut dans les régions disputées de Kirkouk et de Mossoul.

Keystone

Les combattants kurdes ont levé les barrages érigés quelques heures plus tôt sur les deux principales routes reliant le Kurdistan et Mossoul, dans le nord de l'Irak, a affirmé un haut responsable militaire kurde. Ils craignaient un assaut des forces irakiennes.

«Les deux routes principales reliant Erbil et Dohouk à Mossoul ont été rouvertes à la population et la situation est redevenue normale après quelques heures. La fermeture était motivée par la crainte d'une attaque potentielle des forces irakiennes sur les zones disputées», a expliqué ce haut responsable.

Les deux routes avaient été coupées à l'aide de remblais de sable. La veille, les autorités kurdes avaient accusé les forces irakiennes de préparer un assaut dans les régions disputées de Kirkouk et de Mossoul.

«Nous avons reçu de dangereux messages selon lesquels les (groupes para-militaires du) Hachd al-Chaabi et la police fédérale préparent une attaque majeure à partir du sud-ouest de Kirkouk et du nord de Mossoul contre le Kurdistan», a affirmé mercredi soir le Conseil de sécurité du gouvernement autonome du Kurdistan (KRG), la plus haute instance de défense.

«Aucun mouvement inacceptable»

Sur le terrain, dans la riche région pétrolière de Kirkouk, un responsable des peshmergas (les combattants kurdes) a nié toute activité particulière des forces irakiennes. «Nous n'avons noté aucun mouvement inacceptable de la part des forces irakiennes. Nos réunions se poursuivent avec la coalition (internationale conduite par les États-Unis) et son aviation scrute attentivement la situation», a affirmé jeudi Wasta Rassoul, commandant des peshmergas dans le sud de Kirkouk.

Selon des sources de sécurité, les unités anti-terroristes (CTS) et les forces d'intervention rapide irakiennes ont augmenté jeudi leur nombre près de Rachad. Ce village à 65 km au sud de Kirkouk est proche des positions des peshmergas.

Le porte-parole du Commandement conjoint des opérations (JOC), qui regroupent toutes les forces sur le terrain, a refusé de démentir ou de confirmer des préparatifs pour un assaut. «Ce que j'ai à dire, c'est que nos forces à Hawija (dans la province de Kirkouk) ont accompli leur devoir et ont commencé à nettoyer la région (jusqu'à peu aux mains des djihadistes du groupe Etat islamique) des explosifs et à restaurer la loi», a déclaré le général Yehya Rassoul.

Les relations entre Bagdad et Erbil se sont dégradées après le référendum d'indépendance du 25 septembre tenu par les autorités kurdes à l'initiative du président kurde Massoud Barzani.

(AFP)

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