Niger - Les fortes pluies font 55 morts et plus de 53’000 sinistrés
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NigerLes fortes pluies font 55 morts et plus de 53’000 sinistrés

Au Niger, la saison des pluies qui dure de juin à août ou septembre est régulièrement meurtrière. Ce jeudi, le pays dénombrait 55 morts.

À Niamey, des pluies diluviennes tombées dans la nuit de mardi à mercredi, ont occasionné six décès dans trois quartiers, dont quatre dans celui de Kombo, riverain du fleuve Niger, a déploré le colonel Boubacar.

À Niamey, des pluies diluviennes tombées dans la nuit de mardi à mercredi, ont occasionné six décès dans trois quartiers, dont quatre dans celui de Kombo, riverain du fleuve Niger, a déploré le colonel Boubacar.

AFP

Les fortes pluies qui tombent au Niger depuis juin, ont fait 55 morts et plus de 53’000 sinistrés, la capitale Niamey n’étant pas épargnée, ont indiqué, jeudi, les autorités de ce pays sahélien au climat habituellement très sec. Un précédent bilan officiel faisait état fin juillet de 35 morts et 24 blessés et 26’532 personnes sinistrées à travers tout le pays.

À la date du «12 août, nous avons un total de 55 pertes en vies humaines et 6064 ménages abritant 53’299 personnes» qui sont sinistrés, a détaillé jeudi à la radio publique le colonel Bako Boubacar, directeur général de la protection civile du Niger. En outre, les pluies, qui provoquent des inondations et des glissements de terrain, ont détruit ou endommagé plus de 4800 habitations et décimé 897 têtes de bétail, selon lui.

À Niamey, des pluies diluviennes tombées dans la nuit de mardi à mercredi ont occasionné six décès dans trois quartiers, dont quatre dans celui de Kombo, riverain du fleuve Niger, a déploré le colonel Boubacar. Ces nouveaux décès portent à seize le nombre de morts dans la capitale depuis juin, selon un décompte de l’AFP.

Saison des pluies régulièrement meurtrière

Les régions les plus touchées sont celles de Maradi, dans le sud-est, d’Agadez dans le nord désertique et Niamey, selon ces données officielles.

En dépit de sa courte durée de trois à quatre mois maximum – de juin à août ou septembre – la saison des pluies est régulièrement meurtrière depuis plusieurs années, y compris dans les zones désertiques du nord. Un paradoxe dans ce pays où les mauvaises récoltes sont habituellement dues à la sécheresse.

En 2020, les inondations avaient fait 73 morts et créé une crise humanitaire avec 2,2 millions de personnes nécessitant une assistance, selon l’ONU. En 2019, 57 personnes avaient trouvé la mort.

(AFP)

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