Publié

TerrorismeLes gardes étaient au café au moment de l'attaque de Tunis

Il semblerait que le jour de l'attentat, aucun garde ne se trouvait autour du parlement et du Musée du Bardo.

Un policier armé garde l'entrée du Musée du Bardo à Tunis.

Un policier armé garde l'entrée du Musée du Bardo à Tunis.

Anis Mili, Reuters

Les gardes devant assurer la sécurité du parlement tunisien, mitoyen du Musée du Bardo de Tunis qui a été visé mercredi par un attentat, étaient «au café» au moment de l'attaque. Le vice-président de l'Assemblée, Abdelfattah Mourou, a dénoncé le vendredi 20 mars une «grande défaillance» en matière de sécurité.

Mercredi, jour de l'attaque, «il n'y avait pas de police autour du parlement et autour du musée», a confirmé à l'AFP Abdelfattah Mourou, qui est également l'un des fondateurs du parti islamiste Ennahda.

«Je suis le premier vice-président, j'ai appris (mercredi) qu'il y avait 4 policiers seulement qui devaient assurer la sécurité autour du parlement, dont 2 étaient au café. Le troisième mangeait un casse-croûte et le 4e ne s'est pas présenté», s'est-il exclamé.

«Une grande défaillance»

«C'est une grande défaillance», a-t-il dénoncé. «Nous, on avait commencé à dialoguer avec les responsables de la police et de l'armée depuis 48 heures, c'est-à-dire avant cet acte-là. On avait commencé à entendre qu'ils n'avaient pas de matériel», a-t-il ajouté.

Le Ministère tunisien de l'intérieur n'était pas joignable dans l'immédiat vendredi matin pour réagir à ces nouvelles révélations.

Après l'attaque de mercredi, le chef du gouvernement Habib Essid a reconnu des «défaillances dans tout le système sécuritaire», mais le chef de l'Etat Béji Caïd Essebsi a salué, lui, «la promptitude avec laquelle les forces de l'ordre se sont (rendues) sur les lieux et ont évité une catastrophe».

(ats)

Votre opinion