12.02.2013 à 15:27

Vaud et ValaisLes gardes-frontière et les polices main dans la main

Les gardes-frontière renforcent leur collaboration avec les polices cantonales vaudoise et valaisanne. Dans le canton de Vaud, des compétences de police leur sont déléguées depuis le mois de septembre.

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Le capitaine Rosine Pitteloud présente des saisies. (Mardi 12 février).

Le capitaine Rosine Pitteloud présente des saisies. (Mardi 12 février).

Keystone
Des armes de poing

Des armes de poing

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Des armes de poing et toutes sortes d'objets volés

Des armes de poing et toutes sortes d'objets volés

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«Vaud a été le premier canton à conclure un accord formel de coopération avec les gardes-frontière, en 1986», a rappelé jeudi devant la presse Jean-Luc Boillat, commandant de la région gardes-frontière Vaud-Valais. La collaboration s'est étendue au fil des ans. En 2012, 166 patrouilles mixtes ont été effectuées, plus du double qu'en 2011, a-t-il souligné.

L'entrée en vigueur en septembre dernier d'un accord cadre avec les autorités vaudoises permet aux gardes-frontière d'assumer un certain nombre de tâches de police. Ils peuvent ainsi traiter eux-mêmes des affaires de séjour illégal, de drogue, d'armes ou même de circulation routière sans devoir faire intervenir les gendarmes.

Éliminer les doublons

«C'est une question d'efficacité sur le terrain. Nous voulons limiter les redondances d'intervention», a expliqué Olivier Botteron, commandant de la gendarmerie vaudoise. Cela permet aux deux corps d'économiser des kilomètres et du temps.

Les gardes-frontière appliquent cette délégation dans un périmètre déterminé et seulement dans le cadre de leurs propres missions, a souligné M. Boillat. Il n'est pas question pour les gardes-frontière d'organiser un contrôle routier, mais de pouvoir dénoncer par exemple un véhicule ou un conducteur qui ne serait pas en règle.

En Valais aussi

La coopération accrue est aussi à l'ordre du jour en Valais. La réflexion menée après plusieurs brigandages dans le Chablais en 2010 a abouti à une série de recommandations appliquées dès 2011.

Huit gardes-frontière de plus ont été engagés dans le Chablais afin de garantir en permanence la présence d'une patrouille en Bas-Valais. Le poste de St-Gingolph est désormais gardé en continu de 5 heures à 22 heures. Il a été muni de caméras de surveillance.

Ces mesures ont démontré leur efficacité, a relevé Jean-Luc Boillat. Afin d'améliorer encore la collaboration avec la police valaisanne, le système de communication Polycom sera bientôt mis en service dans le canton. Un accord de délégation, comme dans le canton de Vaud, sera aussi négocié.

(ats)

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