Suisse: Les Genevois ont célébré l'Escalade
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SuisseLes Genevois ont célébré l'Escalade

La Cité de Calvin a commémoré la victoire de 1602 sur les Savoyards, avec de nombreuses animations et un cortège historique.

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Les célébrations de l'Escalade à Genève. (7 décembre 2019)

Les célébrations de l'Escalade à Genève. (7 décembre 2019)

Keystone
Les célébrations de l'Escalade à Genève. (7 décembre 2019)

Les célébrations de l'Escalade à Genève. (7 décembre 2019)

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Les célébrations de l'Escalade à Genève. (7 décembre 2019)

Les célébrations de l'Escalade à Genève. (7 décembre 2019)

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Genève a célébré pendant le week-end l'Escalade, soit la victoire de la cité protestante sur l'armée savoyarde dans la nuit du 11 au 12 décembre 1602. Point d'orgue de ces commémorations: un grand cortège historique dimanche avec 800 figurants en costume d'époque.

Depuis vendredi soir, la cité du bout du lac s'est plongée dans la vie quotidienne du 17e siècle avec de nombreuses animations en Vieille-Ville. Arquebusiers, hallebardiers, forgerons, artilleurs, cavaliers, tirs de mousquet, fifres et tambours ont animé les rues genevoises.

Ouvert uniquement à cette occasion, le passage Monnetier a été pris d'assaut. Les curieux ont pu emprunter cette voie secrète qui se faufile entre les habitations. Ces animations sont organisées chaque année par la Compagnie 1602 qui constitue, avec ses 2200 membres, la plus grande et la plus ancienne société historique de Suisse.

Chevaux et moutons

Les commémorations se sont terminées dimanche soir avec le traditionnel cortège historique qui fait partie des plus grands événements de ce genre en Europe. Epargné par la pluie, le défilé costumé a attiré la foule des grands soirs. Le public a pu admirer à la lumière des torches les figurants en costumes d'époque.

Toujours impressionnants au cœur de la Vieille-Ville, les chevaux et les moutons ont eu la cote auprès des spectateurs. Très digne avec sa coiffe, la Mère Royaume est l'une des stars du défilé. L'inquiétant bourreau François Tabazan et ses acolytes ont fait frémir les plus jeunes. La foule souvent compressée dans les passages serrés a entonné de bon coeur le «Cé qu'ê l'ainò», le chant qui remercie Dieu d'avoir aidé les Genevois.

Des échelles

En 1602, dans la nuit du 11 au 12 décembre, Charles Emmanuel Ier, duc de Savoie, veut reprendre Genève acquise à la foi protestante depuis 1536. Il lance son armée pour prendre la ville par surprise pour faire de Genève la capitale de ses Etats au nord des Alpes et lutter contre le calvinisme.

Les 2000 Savoyards sont bien équipés. Munis d'échelles, les assaillants tentent de franchir les murailles de la ville. Genève dort paisiblement. Elle est brusquement réveillée par une ronde près du poste de la Monnaie qui réussit à donner l'alarme. Le tocsin retentit du haut de la cathédrale, suivi des cloches de tous les temples.

Soupe aux légumes

Les habitants prennent les armes. Les combats sont acharnés. De nombreux actes héroïques ponctuent la bataille. La désormais célèbre Mère Royaume jette de sa fenêtre une marmite remplie de soupe aux légumes pour repousser les assaillants. Son courage est d'ailleurs rappelé chaque année par des marmites en chocolat contenant des légumes en massepain et des pétards. Les Savoyards sont finalement repoussés. La bataille a fait 18 victimes côté genevois.

(ats)

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