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Enseignement supérieurLes hautes écoles entament une nouvelle ère

«C'est un jour historique», s'est exclamé le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann devant les médias à Berne, en annonçant la création d'une conférence nationale des hautes écoles (CSHE).

Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann.

Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann.

ARCHIVES, Keystone

Depuis ce jeudi 26 février, c'est la nouvelle Conférence suisse des hautes écoles (CSHE) qui les chapeaute et veille à la coordination des activités de la Confédération et des cantons.

«C'est un jour historique», s'est exclamé le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann devant les médias à Berne. Une étape couronnant une excellente collaboration qui existe depuis des décennies dans ce domaine, a-t-il ajouté.

De manière générale, les hautes écoles conservent une large marge de manœuvre. La Confédération pourra les encourager à se profiler, mais elle devra assurer leur autonomie, a tenu à rassurer Johann Schneider-Ammann.

Pas une mise à égalité

«Ce n'est pas une mise à égalité» entre hautes écoles, a renchéri la ministre zurichoise de la formation Regine Aeppli, également vice-présidente de la CSHE, fraîchement élue. La diversité doit être maintenue, voire accentuée, sinon le pays perdrait en efficacité, a relevé Johann Schneider-Ammann.

Ce qui est nouveau, c'est que depuis l'entrée en vigueur de la loi sur l'encouragement et la coordination des hautes écoles le 1er janvier de cette année, les trois types de hautes écoles suisses figurent dans une même loi et qu'elles sont dorénavant contrôlées par un seul organe au lieu de deux jusqu'en 2014, a résumé la ministre vaudoise de la formation Anne-Catherine Lyon, également vice-présidente de la CSHE.

Le fait que la conférence soit présidée par un conseiller fédéral montre également l'importance que la Suisse accorde aux hautes écoles, a-t-elle également souligné.

Une ère prospère

La CSHE - dans laquelle tous les cantons sont représentés - s'occupera des affaires concernant les droits et obligations de la Confédération et de tous les cantons. Elle fixera en outre le cadre financier.

Les hautes écoles spécialisées, hautes écoles pédagogiques et universités toucheront des contributions financières de base proportionnellement à leurs prestations en termes d'enseignement et de recherche, a expliqué Johann Schneider-Ammann.

Avec son système, la Suisse est déjà bien placée, mais la création d'un tel organe représente un pas supplémentaire et augure une ère prospère pour l'ensemble des hautes écoles, a conclu la conseillère d'Etat vaudoise.

(ats)

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