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TransportLes hélicos auront moins de places d'atterrissage en montagne

Le nombre maximal de places d'atterrissage pour les hélicoptères et les avions en montagne sera ramené de 42 à 40.

Deux places d'atterrissage pour hélico et avions vont disparaître en montagne.

Deux places d'atterrissage pour hélico et avions vont disparaître en montagne.

Archives/photo d'illustration, Keystone

Le Conseil fédéral a pris mercredi la décision de réduire les places d'atterrissage en montagne pour mettre fin à une vieille querelle. Deux places, qui restent à déterminer, devront disparaître. Et le Trift, au-dessus de Zermatt (VS), risque de ne pas avoir d'hélistation.

Des divergences «insurmontables» ont eu raison du réexamen des places d'atterrissage en montagne en cours depuis près de 14 ans. Pris en sandwich entre les revendications des entreprises de transport et touristiques en faveur d'un statu quo amélioré et les appels des milieux de protection de la nature à une réduction drastique, le Conseil fédéral a préféré interrompre l'exercice.

Le plan sectoriel de l'infrastructure aéronautique (PSIA) ne sera pas corrigé. Mais des mesures vont être prises. Le nombre de places d'atterrissage en montagne sera plafonné à 40. A la clé, la disparition voire le remplacement d'une «poignée» d'entre elles.

Mont Rose et Trift

Si le couperet n'est pas encore tombé, le gouvernement a réglé un cas sujet à controverse. La place du Mont Rose, située sur le glacier en-dessous de la Pointe Dufour, pourra continuer d'être utilisée selon les modalités actuelles, aucune restriction temporelle ou d'utilisation n'étant prévue.

En revanche, la place d'atterrissage du Trift, régulièrement contestée, semble moins bien partie. Si elle a été inscrite dans la série de fiches concernant le sud-est du Valais, elle n'a fait l'objet d'aucune décision exécutoire, a rappelé l'Office fédéral de l'aviation civile. «Elle n'appartient dès lors pas au réseau actuel des places d'atterrissage en montagne dont le nombre sera plafonné.»

Plus d'autorisation

En parallèle, le Conseil fédéral a approuvé la nouvelle ordonnance sur les atterrissages en campagne. A l'avenir, les hélicoptères ne seront plus soumis à une autorisation annuelle pour atterrir en dehors d'un aérodrome. Le plafond de 20 mouvements par mois au même endroit lors de vols commerciaux ou d'instruction disparaît aussi.

Cette procédure engendrait un travail administratif considérable tant pour l'autorité que pour les requérants, «sans que les avantages n'en soient évidents», d'après le Conseil fédéral. Elle ne tient en outre pas assez compte du critère de la protection de l'environnement et de la nature.

A l'avenir, les atterrissages seront soumis à de sévères contraintes, voire interdits dans les zones protégées d'importance nationale. Des restrictions temporelles sont aussi prévues. Malgré tout, comparé à ses voisins, la Suisse maintient une législation libérale, selon le Conseil fédéral. L'idée d'une interdiction de l'héliski a ainsi été enterrée depuis longtemps. .

Des constructions et installations mineures seront en outre admises sur les terrains d'atterrissage en campagne moyennant le feu vert des autorités cantonales.

(ats)

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