Hockey sur glace: Les hockeyeurs américains ont dû partir à la hâte

Publié

Hockey sur glaceLes hockeyeurs américains ont dû partir à la hâte

L'annonce de Donald Trump a incité les joueurs en provenance des Etats-Unis à quitter le pays au plus vite sitôt la saison terminée.

par
Sport-Center
Tommy Wingels (à g.) et Ryan Gunderson sont repartis rapidement au pays.

Tommy Wingels (à g.) et Ryan Gunderson sont repartis rapidement au pays.

Keystone

Dès ce vendredi soir minuit, les vols entre l'Europe et les Etats-Unis seront strictement contrôlés. Les Américains voulant quitter le Vieux Continent pour rejoindre leur pays devraient ainsi effectuer une escale. Mais pas seulement. Si les voyageurs au bénéfice d'un passeport US peuvent rentrer au pays, ils doivent montrer patte blanche par l'intermédiaire d'un test contre le coronavirus.

Afin de ne pas trop se tracasser, certains ont décidé de précipiter leur départ. Ainsi Tommy Wingels, contacté jeudi, n'était pas en mesure de nous parler. «Il doit régler toutes les formalités administratives et organiser son retour au pays, nous explique-t-on du côté de la communication de GE Servette. En clair, Tommy Wingels a dû faire chauffer la carte de crédit plus vite que de raison pour réserver son vol de retour. «C'est un garçon très autonome, précise-t-on dans les bureaux des Vernets. Il s'est débrouillé tout seul. Mais il est vrai qu'il valait mieux quitter la Suisse avant minuit pour se simplifier la tâche.»

A Fribourg aussi, Ryan Gunderson a pris la poudre d'escampette aussi vite qu'il mettait en place le power-play avec les Dragons. «Tout a été réglé, précise Christian Dubé, entraîneur et directeur sportif des Fribourgeois. Il pourra rentrer chez lui sans problème.»

Timing is everything, comme on dit. Si la fin de saison est forcément une mauvaise nouvelle, le fait que tout ait été décidé jeudi déjà a permis aux Américains de rentrer plus vite et plus facilement chez eux. Au moins ça.

Dans le championnat de Suisse, il y a douze patineurs possédant le passeport américain. Mike Völlmin, le défenseur américano-suisse de GE Servette lui, a pris l'autre option: patienter. «C'est tellement le bordel actuellement aux Etats-Unis que je préfère attendre ici et voir comment la situation évolue, nous a-t-il confié. Initialement, je devais rentrer au pays. Mais j'ai rapidement abandonné cette idée. Et puis il y a pire que de se retrouver coincé à Genève, non?» Difficile de lui donner tort.

Grégory Beaud

Ton opinion