Santé mentale des Suisses – «Les hommes sont plus heureux que les femmes»
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Santé mentale des Suisses«Les hommes sont plus heureux que les femmes»

Une étude internationale du groupe AXA sur la santé mentale montre que 27% des personnes sondées en Suisse affirment avoir déjà eu des problèmes psychiques.

Les femmes ont plus tendance à avoir des pensées négatives que les hommes et ont moins confiance dans leurs propres capacités.

Les femmes ont plus tendance à avoir des pensées négatives que les hommes et ont moins confiance dans leurs propres capacités.

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Le groupe d’assurances AXA a publié ce mardi la «Mind Health Study 2022», une étude internationale sur la santé mentale. Une première conclusion émerge: comparés à d’autres peuples, les Suisses sont les plus heureux. Ce qui n’empêche pas que près d’une personne sur trois ait déjà souffert de problèmes psychiques. Un résultat qui correspond à la moyenne internationale (27%). A noter que les ados sont particulièrement touchés.

Dans un communiqué de presse, l’assureur explique qu’à la question sur leur bien-être au cours de la précédente semaine, «49% des Suisses participant à l’enquête ont déclaré s’être sentis stressés. Selon leurs dires, 33% ont souffert de dépression et 14% d’anxiété pendant cette période».

À propos de l’étude

AXA a réalisé la «Mind Health Study 2022» en collaboration avec l’institut de sondages Ipsos. Le but: «déstigmatiser les problèmes de santé mentale», explique le communiqué de presse. Pour réaliser cette étude, mille personnes âgées de 18 à 75 ans ont été interrogées en ligne en automne 2021 à propos de leur santé mentale. Les participants venaient de onze pays différents (trois Asiatiques et huit Européens dont la Suisse)

L’étude met en évidence des différences selon l’âge et le sexe. D’après les résultats, «les hommes sont plus heureux que les femmes dans tous les pays, Suisse incluse». Une situation qui s’explique principalement par trois facteurs:

  • Les femmes souffrent davantage de la précarité de l’emploi.

  • Elles déclarent moins que les hommes «avoir confiance dans leurs propres capacités» (69% des femmes contre 79% des hommes).

  • Elles tendent plus «à avoir des schémas de pensée négatifs» (28% des femmes contre 23% des hommes).

La «Mind Health Study 2022» montre aussi que «plus les participants sont âgés, plus ils se portent globalement bien sur le plan psychique. La tranche d’âge des 18 à 24 ans a déploré un mauvais état mental général (21%) plus fréquemment que la tranche des 65 à 75 ans (6%)». Une différence qui se comprend par le caractère incertain de l’avenir et des plans de carrière, des relations moins solides et une acceptation de soi pas encore suffisante.

L’étude s’est enfin penchée sur les facteurs de satisfaction. «Pour la majorité des sondés, les proches, c’est-à-dire les membres de la famille, sont ceux qui ont la plus grande influence sur leur état psychique général». Vient ensuite l’exercice d’un travail utile: 40% des Suisses affirment qu’il a eu un effet positif sur leur bien-être mental. C’est 13% de plus que la moyenne européenne.

Bien que l’environnement professionnel soit jugé majoritairement de manière positive, «22% des sondés sont stressés par une trop forte pression à la performance, et 30% estiment leur avenir professionnel incertain», nuance AXA.

Aspects positifs de la pandémie

La «Mind Health Study 2022» dévoile que la pandémie de coronavirus a eu un impact durable sur la santé mentale des participants (près de 50% l’affirment). Des effets positifs ont été mis en évidence:

  • «34% des sondés ont ainsi déclaré que la pandémie leur avait permis de mieux relever de grands défis».

  • Alors qu’il a été fréquemment dit que la pandémie avait divisé la société, 24% des sondés pensent que «le respect mutuel a augmenté au sein de la population».

  • «70% des participants suisses trouvent aisé d’aller vers les autres et de leur faire confiance, un pourcentage supérieur à la moyenne européenne».

(comm/aze)

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