06.08.2014 à 06:20

Les intempéries ont causé pour 50 millions de dégâts

Météo

Selon les premières estimations, le mauvais temps qui a sévi en Suisse en juillet a provoqué pour plus de 50 millions de francs de dégâts.

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En attendant de nouveaux orages dimanche, l'Office fédéral de l'environnement parle d'une «phase de détente provisoire». (En photo, le Haut-Emmental bernois panse ses plaies). Jeudi 31 juillet 2014).

En attendant de nouveaux orages dimanche, l'Office fédéral de l'environnement parle d'une «phase de détente provisoire». (En photo, le Haut-Emmental bernois panse ses plaies). Jeudi 31 juillet 2014).

Keystone
Accalmie en vu.  Les autorités poursuivent néanmoins la surveillance des niveaux des cours d'eau et des lacs, notamment dans le canton de Berne, pour le lac de Constance et localement au Tessin.(Mercredi 30 juillet 2014)

Accalmie en vu. Les autorités poursuivent néanmoins la surveillance des niveaux des cours d'eau et des lacs, notamment dans le canton de Berne, pour le lac de Constance et localement au Tessin.(Mercredi 30 juillet 2014)

Keystone
Le débit de l'Aar se situait mercredi matin tout près de la limite critique en raison de la masse d'eau provenant du lac de Thoune. (Mercredi 30 juillet 2014)

Le débit de l'Aar se situait mercredi matin tout près de la limite critique en raison de la masse d'eau provenant du lac de Thoune. (Mercredi 30 juillet 2014)

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Les intempéries qui ont secoué la Suisse le mois dernier ont causé d'importants dommages. Selon les premières estimations, le montant des dégâts s'élève à plus de 50 millions de francs. L'Association suisse d'assurances (ASA) évalue le montant provisoire des dégâts à quelque 27 millions de francs rien que pour la période allant du 28 au 31 juillet.

Le bilan provisoire de l'ASA prend en compte les dommages causés aux commerces, meubles et véhicules ou autres pertes consécutives aux interruptions d'activité des entreprises de toute la Suisse. Mais si l'on tient compte des dégâts causés aux bâtiments le chiffre est de près de 55 millions.

D'après l'Union intercantonale de réassurance (UIR), les récentes intempéries dans la région du Napf (BE/LU) et dans le canton de St-Gall ont fait par exemple entre 25 et 30 millions de francs de dégâts aux bâtiments.

2600 annonces de sinistres déjà

La Mobilière estime de son côté à plus de 20 millions de francs les dommages dus aux intempéries de juillet. Le groupe coopératif bernois d'assurances a reçu jusqu'à présent 2600 annonces de sinistres représentant plus de 15 millions de francs.

Pour rappel, les assureurs privés couvrent les bâtiments des cantons de Genève, Uri, Schwyz, Tessin, Appenzell Rhodes-Intérieures, le Valais et Obwald. Pour les bâtiments des autres cantons, ce sont les établissements cantonaux d'assurance qui prennent en charge les dégâts.

D'après les assureurs privés, le mauvais temps n'est pas pour autant un événement exceptionnel, relève l'ASA. Les régions les plus touchées sont l'Emmental (BE), ainsi que la Suisse centrale et orientale.

Mesures efficaces

D'après La Mobilière, les deux tiers des dommages concernent les cantons les plus touchés, soit Berne (5 millions), Lucerne (3 millions) et Saint-Gall (2,5 millions). Mais le bilan aurait été «bien plus lourd sans les dispositifs de prévention mis en place» après les événements similaires de 2005 et 2007, estime l'assureur bernois.

Depuis les inondations de 2005, le Conseil fédéral a pris diverses mesures, de concert avec les cantons et les communes, afin d'améliorer la collaboration en cas de dangers naturels, notamment le système d'alerte. Lors des récentes intempéries, les alertes se sont multipliées, a pu constater l'ats.

Malgré ce dispositif, la Confédération estime qu'il faudra investir entre 12 et 20 milliards de francs d'ici 2030 dans des mesures de sécurisation contre les inondations.

Paysans aussi touchés

Outre les bâtiments, les pluies et éboulements ont causé d'importants dégâts aux cultures. Au total, le montant s'élèverait entre 4 à 6 millions de francs pour les pâturages et terres arables, selon les premières estimations, également provisoires, de l'Union suisse des paysans (USP).

Le blé - dont les récoltes ne sont pas terminées - a également souffert. Avec les pluies persistantes, un quart du blé a germé sur pied. Conséquence: la céréale ne peut plus être utilisée pour faire du pain.

Record pour les prunes

Ces records de pluie auront malgré tout fait quelques heureux. C'est une excellente année pour les baies (framboises, mûres et fraises), les cerises et pour les prunes. Pour ces dernières, l'USP s'attend même à une année record.

Son de cloche semblable du côté des commerces de détail: «Migros a vendu quelque 53'000 parapluies durant les mois de juin et juillet, soit 30% de plus au regard de la même période de l'année précédente», indique sa porte-parole Monika Weibel, confirmant les informations de la radio alémanique «radio zürisee». Coop table lui sur un chiffre quasi deux fois plus élevé qu'en 2013.

Mais comme pour l'agriculture, il y a les satisfaits et les mécontents. Ainsi la hausse dans le secteur des parapluies compense des baisses constatées dans d'autres domaines qui ont eux souffert de la météo, à l'instar de tous les accessoires de bains ou pour les pique-niques.

(ats)

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