22.10.2019 à 13:31

Tennis«Les Jeux, au fond, j’aimerais les jouer»

Stan Wawrinka veut aller à Tokyo. Il l’a dit à Bâle à la veille de son entrée en lice contre Pablo Cuevas. Interview.

par
Sport-Center

Stan Wawrinka, avez-vous digéré cette défaite dans une finale d’Anvers qui vous tendait les bras?

C’est clair que j’avais le match en main. Mais cette défaite ne me fait pas plus mal que ça pour plein de raisons. D’abord parce que mon niveau de jeu était très haut en début de match. Ensuite parce que je n’avais pas joué depuis l’US Open. Trois jours avant Anvers, je ne savais même pas si j’allais pouvoir m’aligner. Franchement, je ne pensais pas jouer aussi bien en arrivant là-bas. Après il m’a manqué un peu de réussite pour faire le double break au deuxième. Et quand Murray a élevé son niveau, je n’ai pas réussi à le suivre. Il m’a manqué deux ou trois points pour tuer le match.

Cette blessure, de quoi s’agit-il et est-ce guéri?

C’est une inflammation au pied et au tendon d’Achille. Des deux côtés mais à deux endroits légèrement différents. Rien de grave; par contre c’est très long à soigner. Je traînais déjà cette douleur à l’US Open puis elle est devenue trop violente juste avant Saint-Pétersbourg où j’ai dû me retirer. J’ai préféré prendre du temps pour la soigner plutôt que de jouer en Asie. Vous savez, il y a des périodes dans l’année où l’on accepte plus facilement la douleur.

Cet épisode est-il désormais derrière vous?

Non, la douleur est encore là. Mais j’ai décidé de jouer ces trois derniers tournois (ndlr: Anvers, Bâle, Bercy)pour ne pas avoir un trop grand vide entre l’US et le début de saison 2020. Je voulais jouer quelques matches… Et j’ai bien fait. Car j’ai tout de suite bien bougé à Anvers. C’était une bonne idée.

Mais êtes-vous en état d’envisager un beau parcours à Bâle?

Si je rentre sur un terrain, c’est que je peux battre l’adversaire en face moi, n’importe quel adversaire. Les douleurs, on en a tous. Certains en parlent plus, d’autres moins. Certains les montrent sur le court, d’autres pas. Si je joue, c’est que c’est supportable et que je suis capable de battre les meilleurs. J’espère bien jouer ici et à Paris-Bercy.

Vous êtes le seul «Top 20» à ne pas être annoncé à l’ATP Cup, début janvier. Pourquoi?

Parce que j’avais signé un contrat avec Doha en revenant de blessure. J’ai commencé mon année là-bas cette saison et j’ai décidé d’y retourner en 2020.

Et les Jeux olympiques?

C’est en discussion. Dans le fond, j’aimerais bien les jouer. L’envie est là, vraiment. Après je dois regarder la programmation avec mon équipe. Et puis je dois aussi me renseigner au sujet des invitations (ndlr: appelées désormais dérogations par l’ITF). Une chose est sûre, je n’irai pas jouer la rencontre de Coupe Davis au Pérou le printemps prochain. Après, j’ai entendu plein de versions différentes. Mais si cela dépend du nombre de titres du Grand Chelem et des médailles d’or, j’arrive en deuxième position (derrière Federer, devant Nishikori). On verra.

Propos recueillis par Mathieu Aeschmann, Bâle

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