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FormationLes jobs d'avenir ne passent pas par l'uni

Selon le magazine «Forbes», les métiers du futur ne nécessiteront pas de formation académique. Une bonne nouvelle pour la Suisse et son système d’apprentissage.

par
Sébastien Jost
AP/Thomas Kienzle

Vous voulez vous en sortir? Eh bien n’allez pas à l’université. Le très sérieux magasine Forbes a analysé les métiers qui connaissaient le plus gros développement aux États-Unis et il a conclu que les jobs du futur ne réclamaient pas forcément une maîtrise ou un doctorat. Prenez le secteur d’aide à la personne. En raison du vieillissement de la population, ce domaine va prendre de plus en plus d’importance. La Suisse, qui connaît déjà une pénurie dans cette branche, n’échappe pas à ce constat. «Dans ce secteur, comme par exemple dans celui des polymécaniciens, des automaticiens, des bouchers et des boulangers, nous constatons déjà des manques, relève Christophe Reymond, directeur du Centre patronal. Il ne faut pas penser que parce qu’il y a une tertiarisation de l’économie, il faut forcément passer par une formation académique.» Sur les 7000 places d’apprentissage qui n’ont pas trouvé preneur l’année dernière la plupart se situaient dans les industries de transformation, les services, les professions techniques et la construction. «Pourtant, les métiers artisanaux sont loin d’être des pièges en termes de réalisation personnelle», réagit Christophe Reymond.

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