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Hockey - Mondiaux«Les joueurs sont nerveux comme des chevaux»

L'excitation était palpable au sein de la sélection de Patrick Fischer, avant l'entrée en lice de la Suisse à Copenhague.

«Les joueurs sont nerveux comme des chevaux qui sont enfermés et qui ont envie de courir.» L'image du coach fait mouche et reflète bien le sentiment d'un groupe plein de fougue et de jeunesse. «C'est beau de voir ça, ils ont hâte de commencer, enchaîne Patrick Fischer. Mais il faudra être intelligent avec nos émotions samedi contre l'Autriche et ne pas trop en vouloir.»

Ne pas se précipiter, tel est le mot d'ordre d'un entraîneur scruté. L'échec de Pyeongchang sent encore la peinture fraîche et la patience des dirigeants n'est de loin pas extensible à l'infini. Perdre contre l'Autriche de Roger Bader, entraîneur-assistant de Fribourg-Gottéron lors de la saison 2005/06, n'enverrait pas le meilleur des messages.

Un rôle qui ne lui réussit pas

Face au néo-promu, la Suisse a sans conteste l'étiquette de favori. Une étiquette qui ne lui a pas franchement réussi lors des derniers Mondiaux, les entames manquées étant un peu devenues la marque de fabrique de la Suisse depuis 2014, juste après sa superbe deuxième place à Stockholm en somme.

En Biélorussie, elle n'a pas voix au chapitre face à la Russie et s'incline 5-0. L'année d'après à Prague, elle perd 4-3 aux tirs au but contre l'Autriche alors qu'elle menait encore 3-2 à une minute de la fin. A Moscou, elle se prend les pieds dans le tapis devant le Kazakhstan 3-2 aux tirs au but pour la première de Patrick Fischer. Et l'an dernier, elle écrase la Slovénie 4-0 dans un premier tiers de feu avant de voir les hommes de Nik Zupancic revenir à égalité à la 56e. La Suisse l'emporte finalement aux tirs au but, mais c'est un point de perdu.

«L'Autriche joue bien en power-play, confie le sélectionneur. On doit pousser avec notre vitesse. Et après je suis sûr qu'avec notre capacité à garder le puck, on a de bonnes chances de gagner.»

Sept ou huit défenseurs?

La Suisse a évolué sur un rythme soutenu vendredi, dans la patinoire d'entraînement adjacente à la Royal Arena. Le groupe a entraîné les surnombres et a multiplié les passages devant les deux gardiens Reto Berra et Leonardo Genoni. Un indice quant à l'identité du portier titulaire samedi sur le coup de 12h15? «Renato Tosio», a lâché, moqueur, Patrick Fischer.

Ce culte du secret ne s'applique pas aux joueurs de champ surnuméraires. Comme lors de la session de jeudi, Dave Sutter et Samuel Walser ont évolué avec un maillot distinctif. Sauf cataclysme, ils devraient suivre le match des gradins avec le troisième gardien Gilles Senn.

Patrick Fischer a confirmé que dix-sept joueurs étaient inscrits. Deux gardiens, quatre défenseurs et onze attaquants. «Contre l'Autriche nous aurons douze attaquants et sept ou huit défenseurs», a précisé le coach. Cela signifie qu'un autre arrière que Dave Sutter est en sursis. A chercher sans doute au sein de la paire composée par Michael Fora et Lukas Frick.

(ats)

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