Publié

BulgarieLes manifestations contre le gouvernement bulgare continuent

Depuis trois semaines, les manifestants protestent contre la corruption du gouvernement et demandent notamment la démission du premier ministre.

Plus de 5000 personnes ont afflué mercredi 29 juillet 2020 au bruit des vuvuzelas devant le siège du gouvernement dans la capitale, scandant «Démissionne!» et brandissant des drapeaux bulgares.

Plus de 5000 personnes ont afflué mercredi 29 juillet 2020 au bruit des vuvuzelas devant le siège du gouvernement dans la capitale, scandant «Démissionne!» et brandissant des drapeaux bulgares.

KEYSTONE

Des milliers de Bulgares sont descendus mercredi soir dans les rues de Sofia pour la troisième semaine consécutive pour réclamer la démission du premier ministre Boïko Borissov. Au pouvoir depuis 2009, ce dernier a d’ores et déjà annoncé qu’il irait au bout de son troisième mandat, qui prend fin en mars 2021.

Plus de 5000 personnes ont afflué au bruit des vuvuzelas devant le siège du gouvernement dans la capitale, scandant «Démissionne!» et brandissant des drapeaux bulgares. Des centaines d’autres ont marché pendant des heures le long d’un boulevard très fréquenté du centre-ville qui relie les bâtiments du gouvernement, le Parlement et le très emprunté pont aux Aigles, bloquant toute circulation.

D’autres manifestations plus réduites ont eu lieu à travers le pays, mais le nombre des participants n’a pas été à la hauteur de l’appel lancé par les organisateurs à une mobilisation nationale contre Boïko Borissov. Outre la démission du premier ministre, les manifestants, jeunes pour la plupart, exigent l’éviction du procureur en chef Ivan Geshev, tous deux accusés par les participants d’entretenir des liens avec des oligarques influents.

Corruption

«Brisons cet état mafieux», «Nous avons un plan pour le futur et vous n’en faites pas partie», ou encore «Démission et élections transparentes», pouvait-on lire sur d’autres pancartes.

Le mouvement secoue la Bulgarie depuis trois semaines, les manifestants protestant contre la corruption depuis une perquisition menée au début juillet dans les bureaux de deux conseillers du président Roumen Radev, proche des socialistes et très critique à l’égard du gouvernement Borissov.

Treize ans après avoir rejoint l’UE, la Bulgarie en reste le pays le plus pauvre et le plus touché par la corruption, selon l’ONG Transparency International.

(ATS/NXP)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!