Publié

Douanes suissesLes marchandises contrefaites proviennent en majorité de Chine

En 2013, les bureaux de douane suisses sont intervenus à 5500 reprises pour retenir des marchandises contrefaites. Par pays de provenance, la Chine arrive très nettement en tête avec 75% des envois retenus.

En 2013, les bureaux de douane suisses sont intervenus à 5500 reprises pour retenir des marchandises contrefaites.

En 2013, les bureaux de douane suisses sont intervenus à 5500 reprises pour retenir des marchandises contrefaites.

ARCHIVES / PHOTO D'ILLUSTRATION, Keystone

Les chiffres des marchandises contrefaites retenues par les bureaux de douane suisses, qui sont stables, ont été révélés mercredi par l'association Stop à la piraterie, au lendemain de la publication du rapport annuel du Corps des gardes-frontière.

Par pays de provenance, la Chine arrive très nettement en tête avec 75% des envois retenus, selon les données de la Direction générale des douanes (DGD), relayées par Stop à la piraterie, plate-forme suisse de lutte contre la contrefaçon et la piraterie. La Chine est suivie par la Turquie, d'où proviennent la majorité des contrefaçons dans le domaine du trafic touristique.

Ces chiffres sont préoccupants, estime l'association Stop à la piraterie, puisque les envois de médicaments, de montres et de bijoux retenus - en vertu de la loi sur les produits thérapeutiques et de celle sur le contrôle des métaux précieux - ne figurent même pas dans la statistique des douanes publiée mardi.

De surcroît, une intervention ne se limite souvent pas à un seul article, relève l'association. Quand les douanes retiennent par exemple un conteneur de faux téléphones mobiles, cette saisie n'a pas plus de poids dans la statistique que la confiscation d'une seule paire de lunettes de soleil à l'aéroport de Genève.

Les sacs en tête de liste

S'agissant des produits saisis, les sacs se taillent la part du lion, selon les chiffres de la DGD. Plus de 50% des interventions, aussi bien dans le trafic touristique que dans celui des marchandises de commerce, ont en effet concerné des sacs à main, sacs de voyage ou portemonnaies.

Ces articles sont suivis par des accessoires comme les lunettes de soleil, puis les vêtements et les médicaments, qui sont commandés le plus souvent par Internet.

Campagne mondiale

Stop à la piraterie souligne que le commerce mondial de la piraterie génère un chiffre d'affaires de plusieurs milliards de francs. Des efforts transnationaux de grande ampleur sont donc nécessaires pour pouvoir comprendre les mécanismes de cette industrie et espérer la combattre.

Une agence spécialisée de l'ONU a publié en début d'année un rapport sur la contrefaçon dans le cadre d'une nouvelle campagne mondiale de sensibilisation. Ce document révèle que le commerce des contrefaçons est aux mains d'organisations criminelles comme la Camora, le Yazuka ou les triades chinoises.

(ats)

Ton opinion