Coronavirus: Les masques limiteraient le nombre de cas graves
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CoronavirusLes masques limiteraient le nombre de cas graves

La baisse actuelle des formes sévères de Covid-19 pourrait être en partie liée au port plus généralisé du masque.

par
R.M.
Un infirmier spécialiste du CHUV montrant comment bien porter un masque.

Un infirmier spécialiste du CHUV montrant comment bien porter un masque.

Keystone

Dans bien des pays d’Europe dont la Suisse on constate ces derniers temps une recrudescence des cas de coronavirus. Pourtant les nombres de formes graves de la maladie, d’hospitalisations ou de décès restent limités.

Explication habituellement avancée: ce sont actuellement plutôt des personnes jeunes qui contractent le virus et elles développent plus rarement des formes sévères. Mais une autre piste d’explication est avancée: les masques limiteraient le nombre de cas graves.

Importance de la quantité de virus

Le port du masque s’est généralisé, au moins dans les lieux jugés problématiques. On sait qu’il protège les autres d’une contamination et, dans une certaine mesure, le porteur également. Or en diminuant la charge virale reçue, il limiterait les formes sévères de la maladie.

Telle est en tout cas la thèse détaillée par la professeure Monica Gandhi, infectiologue à l’hôpital universitaire de San Francisco, sur The Conversation. «La gravité de la maladie que vous allez développer suite à une infection virale a beaucoup à voir avec la quantité de virus (l’«inoculum viral», ou dose virale) à laquelle vous aurez été exposé initialement», écrit-elle.

«Si la dose initiale du virus est faible, le système immunitaire est capable de contenir le virus en employant des mesures moins drastiques. Dans ce cas, la personne présente moins de symptômes, voire aucun», avance-t-elle encore. Et de souligner que «les bons masques en tissu et les masques chirurgicaux sont capables de bloquer au moins 80% des particules virales qui pénétreraient autrement dans le nez et la bouche.»

Connu pour d’autres maladies virales

Citant diverses recherches, la professeure Gandhi estime donc qu’«il semble hautement probable que, si vous êtes exposé au SARS-CoV-2, plus la dose sera faible, moins le risque que les symptômes de la maladie soient graves sera élevé.»

De son côté Heidi.news note que «la dose infectieuse est un facteur de gravité bien identifié» pour des maladies virales, dont la grippe. Et que «tout porte à croire qu’il en va de même» pour le coronavirus.

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