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SécuritéLes médecins romands défendent leur secret professionnel

Depuis les crimes de Marie et d’Adeline, les conseillers d’Etat romands en charge de la sécurité veulent affaiblir le secret médical en prison pour les cas jugés dangereux. Les médecins montent aux barricades.

par
Dominique Botti
La prison-hôpital Curabilis a été inaugurée au début du mois.

La prison-hôpital Curabilis a été inaugurée au début du mois.

Christian BONZON

Lors de sa thérapie en prison, un condamné jugé dangereux avoue vouloir tuer ou violer un tiers. Que doit faire le psychiatre ? Aujourd’hui encore, grâce à la protection du secret médical, il est le seul juge de ces propos. C’est à lui de décider s’il doit les transmettre à une autorité sécuritaire ou s’il peut les maintenir confidentiels pour le bien de la thérapie.

Criminalisation du corps médical Ce système risque bien de changer. Suite aux crimes de Marie et d’Adeline par des repris de justice, des cantons romands veulent modifier la loi pour contraindre les soignants à communiquer automatiquement toutes les informations utiles à l’évaluation de prisonniers jugés dangereux. Sous peine de sanction. Cette levée du secret et la criminalisation du corps médical suscite le tollé. Même les psychiatres français ont pris position pour soutenir leurs confrères suisses.

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