Motocyclisme : Les (més)aventures de Quartararo

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Motocyclisme Les (més)aventures de Quartararo

Le champion du monde a vécu un dimanche très particulier. Deux chutes (la seconde avec le scooter qui le ramenait au paddock!), des soucis de combinaison et… beaucoup de points perdus.

par
Jean-Claude Schertenleib
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Il y a des jours comme ça, où rien ne va. Fabio Quartararo se souviendra longtemps de ce dimanche 18 septembre, sur le circuit d’Aragón, celui sur lequel il n’est encore jamais arrivé à se classer mieux que sixième depuis qu’il évolue en MotoGP. Tout avait pourtant bien commencé, avec un warm-up confirmant que Fabio a le meilleur rythme de tous, à égalité – ou en très légère infériorité – avec le futur vainqueur, Enea Bastianini.

Premier couac – on parlera d’une faute de goût -, on découvre le champion du monde le cuir largement ouvert sur sa poitrine alors que l’on observe une minute de silence en hommage à la Reine Elisabeth d’Angleterre. Anecdote, direz-vous. Mais le reste ne sera pas anecdotique.

Dès le troisième virage, alors qu’il est collé à la roue arrière de la moto de Marc Márquez, Quartararo ne peut éviter le contact; la chute est impressionnante, les images insoutenables quand on voit la meute des autres pilotes arriver à grande vitesse.

Tout se passera bien, ouf! Reste qu’on a frôlé le drame, comme on le frôlera encore quelques centaines de mètres plus loin, avec Takaaki Nakagami. Pour Quartararo, la course est finie. Pas ses mésaventures…

Un fait de course. Mais…

Revenu dans son stand après un contrôle au centre médical du circuit, Quartararo a immédiatement fait son débriefing: «Je ne me souviens plus exactement de tout, mais beaucoup de pilotes ont commis des erreurs dans les deux premiers virages et ont élargi. Marc (Márquez) a tourné, il a glissé et j’ai tapé dans l’arrière de sa moto. Donc, tout s’est arrêté très tôt pour moi. C’était un fait de course, mais ça fait ch…» 

Touché à la jambe, le Niçois souffre aussi de brûlures sur tout le torse: «Ma combinaison s’est ouverte et j’ai râpé contre le sol», ajoute Quartararo.

Un Quartararo qui allait tomber une seconde fois: «Le commissaire qui me ramenait au paddock a percuté un autre scooter sur la route de service, on allait assez vite et je suis à nouveau tombé. Heureusement que je n’avais pas retiré mon casque», soupire le Français. Qui n’a plus que 10 points d’avance sur Bagnaia en tête du championnat, un écart qui aurait pu être divisé par deux si Bastianini n’avait pas battu sur la ligne son collègue de marque.

Márquez dans ses petites bottes

Impliqué dans les deux accidents, le second étant une conséquence du premier – un morceau de carénage de la Yamaha de Quartararo s’est bloqué dans l’arrière de sa moto -, Marc Márquez a immédiatement parlé d’un enchaînement de circonstances fâcheuses.

Mais le malaise se sentait sur son visage et dans son discours: «J’espère que Nakagami et Fabio ont compris, mais je me sens particulièrement mal pour Quartararo, qui joue le titre. Je sais ce qu’il se passe quand tu perds une course comme ça, parce que ça m’est arrivé. Fabio le sait, on prend toujours beaucoup de risques dans les premiers tours et ces incidents de course peuvent arriver.» 

Quel GP du Japon?

Le matériel des trois catégories des GP est parti ce lundi de l’aéroport de Saragosse, direction le Japon. Même si la situation météorologique demeure préoccupante dans l’archipel, le programme est actuellement maintenu. Rappelons qu’il n’y aura qu’une séance d’essais libres vendredi, dans l’après-midi, afin d’éviter les problèmes qui avaient marqué le GP d’Argentine en début de saison. En raison de soucis avec les transporteurs de fret, le matériel était alors arrivé avec plus de 48 heures de retard dans le paddock.

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