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ViolsLes méthodes de la police mexicaine dénoncées

La police mexicaine aurait usé de méthodes trop musclées à l'égard des 25 suspects arrêtés dans le cadre du viol de six touristes espagnoles.

Après la découverte des faits, la police montait la garde lundi dernier devant la maison louée par les six touristes espagnoles.

Après la découverte des faits, la police montait la garde lundi dernier devant la maison louée par les six touristes espagnoles.

Keystone

Les méthodes employées par la police mexicaine ont été dénoncées samedi par les familles de suspects interpellés dans le cadre de l'enquête pour le viol de six touristes espagnoles, lundi dernier dans la station balnéaire d'Acapulco.

Au moins 25 hommes --dont deux mineurs-- ont été interpellés de manière violente et sans mandat d'arrêt, et la majorité d'entre eux ont été depuis libérés, ont souligné leurs proches. «Il n'est pas normal que (les policiers) violent nos droits et nous frappent», a déclaré Adrian Sanchez, un habitant de Lomas de Chapultepec, près de Barra Vieja où les cinq Espagnoles ont été violées par cinq hommes cagoulés.

Une plainte a été déposée auprès de la Commmission des droits de l'Homme, publique, compétente pour la circonscription d'Acapulco. Adrian Sanchez a assuré que les policiers avaient interpellé quatre membres de sa famille proche: un frère, un neveu et deux beaux-frères.«Un de mes beaux-frères a été libéré à l'aube et il nous a raconté que les policiers l'avaient frappé en lui demandant d'avouer», a-t-il dit.

Main fracturée

Seuls cinq hommes étaient toujours détenus samedi, dont un jeune de 22 ans qui a une main fracturée et un saignement continu à l'oreille, a encore assuré Adrian Sanchez. Le Parquet observe un mutisme total sur l'avancée de l'enquête et n'a pas souhaité réagir au dépôt de la plainte auprès de la Commission des droits de l'Homme.

Selon les dépositions des six Espagnoles violées, un groupe de cinq hommes armés et cagoulés avaient fait irruption dans la nuit, lundi, dans leur bungalow de plage. Après avoir ligoté sept Espagnols, ils avaient violé les six femmes espagnoles, épargnant une Mexicaine. Les agresseurs avaient ensuite pris la fuite en emportant la plupart des affaires des touristes.

Image ternie

Cette violente attaque qui s'est produite sur la plage de Barra Vieja, dans le quartier touristique cossu de Punta Diamante, a terni l'image d'Acapulco, ancienne station balnéaire chic fréquentée par des stars hollywoodiennes telles que Frank Sinatra et Elizabeth Taylor, mais qui a, au cours des dernières années, été gangrénée par la violence et la drogue.

Acapulco, qui attire chaque année neuf millions de visiteurs, dont un tiers d'étrangers, est le siège de 17 gangs dont certains sont liés à deux cartels de la drogue, les Zetas et leurs rivaux, les Templiers.

(AFP)

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