Actualisé 15.06.2017 à 01:34

ImmigrationLes mineurs débarqués en Italie toujours plus jeunes

L'Italie a vu débarquer plus de 70'000 migrants mineurs non accompagnés depuis 2011. Une ONG appelle à mieux les prendre en charge.

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Séparée de son fils de 4 ans lors de leur voyage, la maman,Bahoumou Totopa, l'a retrouvé ce lundi en Espagne grâce à l'intervention de la Cour européenne. (Lundi 13 novembre 2017)

Séparée de son fils de 4 ans lors de leur voyage, la maman,Bahoumou Totopa, l'a retrouvé ce lundi en Espagne grâce à l'intervention de la Cour européenne. (Lundi 13 novembre 2017)

AFP
L'Italie a vu débarquer plus de 70'000 migrants mineurs non accompagnés depuis 2011. Une ONG appelle à mieux les prendre en charge. (Mercredi 14 juin 2017)

L'Italie a vu débarquer plus de 70'000 migrants mineurs non accompagnés depuis 2011. Une ONG appelle à mieux les prendre en charge. (Mercredi 14 juin 2017)

Keystone
La Commission européenne lance des procédures contre la Pologne, la Hongrie et la République tchèque pour ne pas vouloir accueillir des demandeurs d'asile depuis l'Italie et la Grèce. (13 juin 2017)

La Commission européenne lance des procédures contre la Pologne, la Hongrie et la République tchèque pour ne pas vouloir accueillir des demandeurs d'asile depuis l'Italie et la Grèce. (13 juin 2017)

AFP

L'Italie a vu débarquer plus de 70'000 migrants mineurs non accompagnés depuis 2011, toujours plus jeunes et vulnérables, relève mercredi l'ONG Save the Children. L'organisation appelle les autorités à mieux les prendre en charge.

Le rapport de l'ONG porte sur les 62'672 mineurs étrangers arrivés sans adulte de référence entre 2011 et 2016, auxquels se sont ajoutés les plus de 8300 enregistrés par les autorités italiennes entre janvier et mai 2017.

Entre 2011 et 2016, les plus nombreux ont été les Erythréens (17%), les Egyptiens (13%), les Gambiens et les Somaliens (9%). Et si la grande majorité d'entre eux ont déclaré avoir 16 ou 17 ans - dont une petite partie en réalité plus âgés -, les enfants et pré-adolescents de moins de 15 ans sont passés de 698 en 2012 à 2050 en 2016.

Très minoritaires, les jeunes filles sont également toujours plus nombreuses, passant de 440 à 1832 pendant cette période, pour la plupart des Nigérianes ou des Erythréennes, souvent victimes de violences sexuelles pendant leur périple et menacées par les réseaux de prostitution en Europe.

La Suisse refoule

La quasi-totalité des Erythréens, Somaliens, Syriens et Afghans arrivés sur les côtes italiennes - soit plus de 22'500 jeunes en six ans - ont rapidement repris la route pour tenter de rejoindre des proches dans d'autres pays européens, s'en remettant encore une fois à des réseaux de passeurs peu scrupuleux.

La fermeture de facto des frontières nord de l'Italie en 2016 a fortement compliqué leur parcours. Beaucoup ont risqué leur vie le long des routes ou des voies ferrées à Vintimille (vers la France) ou Bolzano (vers l'Autriche), tandis que la Suisse a remis aux autorités italiennes quelque 5000 mineurs étrangers interceptés près de Côme entre mai et novembre 2016.

Parallèlement, les demandes d'asile déposées par des mineurs isolés choisissant de rester dans le système d'accueil italien explosent: 6020 en 2016, soit 50% de plus qu'en 2015. Save the Children demande la mise en application rapide d'une loi adoptée en mars, qui instaure des procédures précises pour vérifier leur âge, promeut la figure du tuteur et le placement en famille d'accueil et garantit leur accès aux soins et à l'éducation.

(AFP)

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