Syrie: Les monarchies du Golfe «soutiennent un règlement politique»

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SyrieLes monarchies du Golfe «soutiennent un règlement politique»

Cette annonce prend place dans le cadre du processus diplomatique international engagé à Vienne.

Le 36e sommet du Conseil de coopération du Golfe se tient à Ryad, en Arabie Saoudite.

Le 36e sommet du Conseil de coopération du Golfe se tient à Ryad, en Arabie Saoudite.

Khalid Mohammed, Keystone

Les monarchies pétrolières du Golfe ont apporté jeudi leur soutien à «un règlement politique» en Syrie à l'issue de leur sommet annuel dans la capitale saoudienne Ryad.

Les dirigeants des six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) «soutiennent un règlement politique (...), qui garantisse l'intégrité territoriale et l'indépendance de la Syrie, conformément aux principes de la conférence de Genève-1» en 2012, a annoncé le secrétaire général du groupe, Abdellatif al-Zayani.

Réunion de l'opposition

Ce soutien collectif du CCG (Arabie saoudite, Bahrein, Emirats arabes unis, Koweït, Qatar et Oman) a été exprimé au moment où des groupes de l'opposition politique et militaire syrienne étaient réunis, également à Ryad, pour discuter de leur participation à d'éventuelles négociations avec le régime de Damas.

Le sommet du CCG s'est «félicité des conclusions des réunions de Vienne», qui ont relancé un processus international sur la Syrie avec la participation de 17 pays, dont les Etats-Unis, la Russie, l'Arabie saoudite, l'Iran et des puissances européennes.

Les acteurs de Vienne ont fixé un calendrier prévoyant une rencontre à compter du 1er janvier entre représentants de l'opposition syrienne et du régime, avant un cessez-le-feu, la formation d'un gouvernement de transition dans les six mois et l'organisation d'élections d'ici 18 mois.

L'un des principaux groupes rebelles se retire

L'un des principaux groupes rebelles syriens, Ahrar al-Cham, a annoncé jeudi son retrait de la conférence de Ryad.

Dans un communiqué, Ahrar al-Cham justifie son retrait par le «rôle essentiel» donné à «des personnalités liées au régime» lors de la conférence. Parmi ces personnalités, il cite les représentants de l'opposition intérieure tolérée par le régime, comme le Comité de coordination nationale pour le changement démocratique (CCND) de Hassan Abdel Azim, présent à Ryad.

«C'est une violation claire et flagrante de l'action révolutionnaire», ajoute le groupe rebelle qui, en conséquence, ne s'estime pas «engagé par les résultats» de la conférence.

Ahrar al-Cham appartient au courant salafiste. Les rebelles reprochent aux organisateurs de «n'avoir pas pris en considération les remarques et les propositions faites par des factions pour amender» les documents devant consacrer les travaux de l'opposition. Ces textes ne soulignent pas non plus «l'identité musulmane du peuple» de Syrie, ajoute le groupe.

L'invitation à Ryad d'Ahrar al-Cham avait entraîné le retrait d'autres groupes. L'allié du Front Al-Nosra (branche syrienne d'Al-Qaïda) avait déploré au début de la réunion «l'absence de représentants de factions djihadistes à la hauteur» de leur rôle sur le terrain.

«Nous n'accepterons pas les résultats de cette conférence» s'ils n'incluent pas «le nettoyage des territoires syriens de l'occupation des Iraniens, des Russes et des milices confessionnelles qui les soutiennent», avait averti ce groupe.

(ats)

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