Etats-Unis: «Les motards sont prêts à boycotter Harley», clame Trump.
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Etats-Unis«Les motards sont prêts à boycotter Harley», clame Trump.

Le président américain a profité d'un rassemblement de bikers en son honneur pour critiquer le constructeur qui veut délocaliser.

par
Michel Pralong
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Pour Donald Trump, ces bikers sont de vrais patriotes.

Pour Donald Trump, ces bikers sont de vrais patriotes.

AP, Keystone
Les motards sont venus trouver le président dans golf de Bedminster.

Les motards sont venus trouver le président dans golf de Bedminster.

AP, Keystone
Le président avait un public tout dévoué à sa cause.

Le président avait un public tout dévoué à sa cause.

AP, Keystone

Cela avait fait l'effet d'une bombe en juin dernier. Harley-Davidson, le célèbre constructeur de motos américain, avait déclaré vouloir délocaliser en Europe la construction de ses modèles pour le Vieux-Continent afin d'échapper aux taxes décidées par l'Union européenne. Pourtant supporter de la première heure de Donald Trump, la marque au bouclier justifiait sa décision en expliquant que la politique commerciale du président, à l'origine de ces mesures de rétorsion européennes, était aberrante. Trump avait mal pris cette mesure décidée par une marque qu'il considérait jusqu'alors comme l'un des fleurons de l'Amérique.

Samedi, il en a rajouté une couche, profitant d'une visite de motards à son golf de Bedminster, dans le New Jersey. Il faut dire qu'il était face à un public conquis puisque les 180 présents font tous partie du «Bikers for Trump» (Motards pour Trump), un groupe de supporters qui revendique 100'000 membres dans le pays.

«Des gens super»

«Des centaines de motards sont venus me trouver. Quel spectacle! Des gens super, qui aiment vraiment leur pays», tweetait le président samedi. Mais ce n'est que le lendemain, dimanche, que Trump se fendait d'un tweet plus politique: «Beaucoup de propriétaires de Harley Davidson prévoient de boycotter la compagnie si elle délocalise outre-Atlantique. Bravo! D'autres compagnies me suivent, dont des concurrents de Harley. Un très mauvais coup pour Harley. Les USA auront bientôt des règles du jeu équitables, voire meilleures».

Si les bikers présents samedis sont tous proTrump, rappelons que tous les propriétaires de Harley ne sont pas ses fans et que beaucoup ne vont pas boycotter la marque. Parmi eux, l'écrivain Stephen King, qui avait trouvé à l'annonce de la délocalisation du constructeur de motos, un nouveau motif d'en vouloir au président.

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