11.04.2014 à 06:52

Avion disparuLes officiels se contredisent sur l'origine des signaux

Le Premier ministre australien s'est déclaré vendredi «très confiant» dans le fait que les ultrasons détectés provenaient des boîtes noires du vol MH370. Un information aussitôt relativisée par le responsable des recherches.

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Des objets «probablement fabriqués par l'homme» ont été repérés près du site du crash supposé du vol MH370, dans l'océan Indien, peu après sa disparition. Des scientifiques australiens l'ont révélé mercredi, plus de six mois après la fin des recherches. (Mercredi 16 août 2017)

Des objets «probablement fabriqués par l'homme» ont été repérés près du site du crash supposé du vol MH370, dans l'océan Indien, peu après sa disparition. Des scientifiques australiens l'ont révélé mercredi, plus de six mois après la fin des recherches. (Mercredi 16 août 2017)

AP
Dans cette photo d'archives, on voit un officier de l'armée de l'air australienne scruter la surface de l'océan Indien. Les autorités australiennes, chinoises et malaisiennes ont annoncé que les recherches sous-marines étaient suspendues. (mardi 17 janvier 2017)

Dans cette photo d'archives, on voit un officier de l'armée de l'air australienne scruter la surface de l'océan Indien. Les autorités australiennes, chinoises et malaisiennes ont annoncé que les recherches sous-marines étaient suspendues. (mardi 17 janvier 2017)

AP, Keystone
Les proches des passagers ont annoncé samedi leur intention d'entreprendre eux-mêmes des recherches. (Samedi 3 décembre 2016)

Les proches des passagers ont annoncé samedi leur intention d'entreprendre eux-mêmes des recherches. (Samedi 3 décembre 2016)

«Nous arrivons au point où le signal -- de ce en quoi nous sommes très confiants qu'il s'agit des boîtes noires (du vol MH370, ndlr) -- commence à faiblir», a déclaré le Premier ministre australien Tony Abbott, selon des propos diffusés sur Sky News.

L'Australie coordonne les recherches internationales menées dans le sud de l'océan Indien pour tenter de retrouver l'épave du Boeing 777 de Malaysia Airlines disparu le 8 mars avec 239 personnes à bord alors qu'il reliait Kuala Lumpur à Pékin.

Le vaste dispositif naval et aérien déployé dans la zone où l'avion s'est probablement abîmé n'avait rien donné jusqu'à la détection le week-end dernier de signaux émettant à des fréquences hautes, identiques à celles produites par les balises des boîtes noires.

«Nous avons énormément réduit le périmètre des recherches et nous sommes très confiants dans le fait que les signaux que nous détectons viennent des boîtes noires», a déclaré Tony Abbott depuis Shanghaï.

Les enquêteurs sont lancés dans une course contre la montre pour repérer les boîtes noires avant que les balises sonores ne s'éteignent à jamais après l'épuisement des batteries, dont la durée théorique de vie est d'une trentaine de jours.

«Nous espérons obtenir le plus d'information possible avant l'expiration définitive du signal», a-t-il ajouté.

Démenti sur l'origine des signaux

Dans la foulée, Angus Houston, le responsable australien des recherches, est venu tempérer l'optimisme de son Premier ministre. Il est peu probable selon lui que les signaux captés jeudi proviennent des boîtes noires du Boeing disparu.

«D'après les informations à ma disposition, il n'y a pas eu d'avancée majeure dans les recherches du vol MH370», a-t-il déclaré.

Informer le président chinois d'abord

Le Premier ministre australien a précisé ne pas vouloir fournir davantage de détails avant d'avoir informé le président chinois Xi Jinping des derniers résultats de l'enquête. 153 des 239 personnes à bord du MH370 étaient de nationalité chinoise.

Quatre signaux ont été repérés par une sonde hydrophone américaine tractée à basse vitesse par un navire de la Marine australienne, l'Ocean Shield.

Un cinquième a été capté par une bouée-sonar larguée sur la zone mais il n'est vraisemblablement pas lié à l'avion, a annoncé vendredi le Centre conjoint de coordination des agences (JACC) chargé d'organiser les opérations à Perth (ouest de l'Australie).

Aucun autre navire n'est autorisé à proximité, afin d'éviter les pollutions sonores, mais une dizaine d'avions étaient encore engagés vendredi dans les recherches qui s'étendent sur plus de 46'000 km2.

La zone où l'Ocean Shield sonde le fond de l'océan ne fait que quelques kilomètres carrés et se situe précisément à 2312 km au nord-ouest de Perth.

Signaux «pas d'origine naturelle»

Les signaux émettent à plus de 30 khz, à intervalles constants. Pour les spécialistes, ils ne peuvent être «d'origine naturelle» et provenir par exemple d'une baleine.

Le vol MH370 assurait la liaison Kuala Lumpur-Pékin le 8 mars au matin quand il a disparu peu après son décollage de la capitale malaisienne.

Alors qu'il était entre la Malaisie et le Vietnam, il a tout à coup mis le cap sur l'ouest, survolant la Malaisie, vers le détroit de Malacca, puis l'océan Indien, en direction du sud. L'avion s'est vraisemblablement abîmé en mer après avoir épuisé ses réserves de carburant.

Divers scénarios

L'enquête criminelle examine divers scénarios: un détournement, un acte de sabotage ou l'acte désespéré d'un passager ou d'un membre de l'équipage. Mais aucun élément matériel n'a permis de privilégier l'une ou l'autre de ces hypothèses.

Les enquêteurs, qui ont entendu 180 personnes, dont les familles des passagers et des membres de l'équipage, n'ont trouvé pour le moment «aucun indice concluant», a déclaré jeudi le ministre malaisien de l'Intérieur, Zahid Hamidi.

(AFP)

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