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EtudeLes ondes ont des effets biologiques mais pas néfastes

Selon l’Agence nationale sanitaire française, l'exposition aux ondes électromagnétiques peut provoquer des modifications corporelles. Mais elle n'aurait pas d'effet sur la santé.

L’Anses recommande néanmoins de réduire l’exposition aux ondes, en particulier celles des téléphones mobiles.

L’Anses recommande néanmoins de réduire l’exposition aux ondes, en particulier celles des téléphones mobiles.

AFP

L’exposition aux ondes électromagnétiques peut provoquer des modifications biologiques sur le corps mais les données scientifiques disponibles ne montrent pas «d’effet avéré» sur la santé, selon l’Agence nationale sanitaire (Anses) française.

Ce rapport de l’Anses publié mardi se fonde sur plus de 300 études scientifiques parues au niveau international depuis 2009. Ses conclusions ne mettent pas en évidence d’effet sanitaire avéré mais «elles font apparaître, avec des niveaux de preuve limités, différents effets biologiques».

Un effet biologique est une modification de l’organisme sans être synonyme de pathologie. «La dilatation ou la rétractation de la pupille en fonction de l’éclairage ou le changement de la couleur de la peau exposée au soleil sont des exemples d’effets biologiques», explique Dominique Gombert, directeur de l’évaluation des risques à l’Anses.

Performances cognitives

Les effets biologiques constatés sur l’homme ou l’animal ont concerné les performances cognitives (orientation par exemple), le sommeil (modification de l’encéphalogramme) et la fertilité masculine (modification des paramètres cellulaires de spermatozoïdes).

Mais l’agence indique ne pas avoir pu «établir un lien de causalité entre les effets biologiques décrits sur l’homme ou l’animal et d’éventuels effets sanitaires».

Au sujet de la survenue de tumeurs cérébrales, certaines études épidémiologiques publiées depuis 2009 indiquent "un risque possible pour les utilisateurs intensifs de téléphone". Mais le lien de causalité reste là aussi à démontrer, selon l’Agence française.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait estimé en mai 2011 que l’usage des téléphones portables devait être considéré comme «peut-être cancérogène pour l’homme».

Réduction de l'exposition aux ondes conseillée

L’Anses recommande en conséquence de réduire l’exposition aux ondes, en particulier celles des téléphones mobiles, surtout pour les enfants et les utilisateurs intensifs. Les interrogations sur les effets sanitaires des ondes se multiplient avec le déploiement toujours plus large des technologies sans fil, et notamment avec l’arrivée de la 4G.

Ces nouvelles technologies sont susceptibles d’augmenter l’exposition de la population générale, via de nouvelles antennes, ou des utilisateurs, via de nouveaux équipements (smartphones dernière génération, tablettes...).

Pour Dominique Gombert, directeur de l’évaluation des risques à l’Anses, un utilisateur est intensif à partir d’une quarantaine de minutes de conversation quotidienne.

(AFP)

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