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MaliLes ONG veulent une aide d'urgence pour les déplacés

Les organisations humanitaires ont appelé vendredi à Genève à renforcer d’urgence l’aide internationale aux réfugiés et déplacés par le conflit au Mali. Selon le HCR, 230’000 déplacés dans le pays et 150’000 réfugiés ont besoin d’assistance.

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Une mère dans un camp à la frontière dans le nord du Burkina Faso.

Une mère dans un camp à la frontière dans le nord du Burkina Faso.

AFP
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«La situation humanitaire se détériore. Le HCR renouvelle son appel urgent à une augmentation de l’aide internationale», a déclaré la porte-parole du Haut Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) Melissa Fleming.

Elle a précisé que 50’000 déplacés par les combats sont arrivés récemment dans la capitale Bamako. Ils survivent dans des conditions précaires dans des faubourgs très pauvres, a-t-elle dit. Depuis le début de l’intervention française le 11 janvier, le HCR a recensé 9000 nouveaux réfugiés dans les pays voisins.

«Les gens fuient»

«Cet afflux de réfugiés n’est pas encore alarmant», a indiqué la cheffe des opérations du CICR pour l’Afrique du Nord et de l’Ouest Yasmine Praz Dessimoz. «Mais il faut suivre la situation de très près, car des informations inquiétantes font état de déplacements importants de population dans le nord», a-t-elle ajouté. «Les gens fuient»

«Des gens fuient la ville de Tombouctou, car ils ont peur d’être pris dans les combats qui se rapprochent», a affirmé Mme Praz Dessimoz. Quelque 7000 personnes, ayant fui les combats dans la zone de Diabali, ont reçu jeudi à Niono une aide de l’organisation humanitaire et de la Croix-Rouge malienne.

Une situation déjà difficile

La responsable du CICR a précisé que 15 blessés sont arrivés ces derniers à l’hôpital de Gao, soutenu par le CICR, et 35 blessés à l’hôpital de Tombouctou. En outre, 75 blessés sont soignés à Sevare et Mopti.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avertit que le conflit s’ajoute à une situation de crise chronique et à une situation alimentaire déjà difficile. Il a rappelé à tous les belligérants leurs obligations en lien avec le droit international humanitaire (DIh).

Par ailleurs, les habitants de la région de Gao sont désormais «dans la survie», les voies d’approvisionnement étant presque toutes coupées, alors que les forces françaises bombardent des positions de groupes islamistes armés, a aussi rapporté vendredi l’ONG française Action contre la faim.

(ats)

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