Initiatives agricoles - Les opposants mettent en garde contre une augmentation des prix
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Initiatives agricolesLes opposants mettent en garde contre une augmentation des prix

Alors que les deux initiatives agricoles sur lesquelles les Suisses voteront le 13 juin prochain sont plébiscitées dans les sondages, les opposants tirent la sonnette d’alarme: si les textes sont acceptés, cela conduirait à une hausse des prix des denrées alimentaires.

par
Newsdesk
Archives/Photo d’illustration.

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AFP

L’Union suisse des paysans (USP) met en garde contre une augmentation d'environ 30% des prix des denrées alimentaires si l'initiative contre les pesticides de synthèse est adoptée le 13 juin prochain. «Si les Suisses disent oui, une famille avec deux enfants devrait à l’avenir dépenser 300 francs de plus chaque mois», explique le directeur adjoint Francis Egger dans le «SonntagsBlick». Une interdiction des pesticides conduirait à des rendements inférieurs dans l’agriculture, car les ravageurs dans les champs seraient moins efficacement combattus. Dans le même temps, il faudrait plus de travail manuel pour éliminer les mauvaises herbes. «Cela entraînerait des coûts de production plus élevés», déclare Francis Egger. L'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) suppose également que les prix grimperont si le texte passe la rampe, mais ne fournit aucun chiffre.

L'Union maraîchère suisse (UMS) craint même des majorations de prix de 50% en cas d’acceptation de l'initiative pour une eau potable propre. Son directeur Matija Nuic est convaincu qu'un grand nombre d'agriculteurs passeraient alors à une production proche des normes biologiques. Mais ces types d'aliments coûtent en moyenne aujourd'hui 50% plus cher que les produits conventionnels.

Pour les initiants, ces calculs sont de «pures tactiques de la peur». Si l'initiative contre les pesticides est acceptée, la nourriture coûterait de 1 à 3% plus cher, selon le viticulteur neuchâtelois Jean-Denis Perrochet, membre du comité d’initiative. «Mais lorsque les fruits et légumes sans pesticides deviendront la norme, les prix chuteront également», affirme-il.

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