Grand Conseil: Les papas genevois n'auront pas de congé paternité

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Grand ConseilLes papas genevois n'auront pas de congé paternité

Le parlement refuse d'entrer en matière pour instaurer un congé paternité payé de 14 jours.

Photo d'illustration.

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Reuters

Vingt-quatre semaines à prendre entre la naissance de l'enfant et son entrée à l'école. Voici ce que les Verts proposaient. Le projet de loi chiffrait cette nouveauté à 130 millions de francs par an. Mais la majorité du Grand Conseil a refusé ce jeudi d'entrer en matière. Les Chambres fédérales devraient toutefois trancher prochainement sur ce sujet.

Les Verts proposaient un financement paritaire pour cette nouvelle prestation sociale. Ce nouveau dispositif aurait coûté environ 130 millions de francs par année, soit 14 millions pour le congé paternité et 116 pour le congé parental.

Liberté individuelle

Le Grand Conseil a finalement refusé d'entrer en matière par 48 voix contre 41 (la gauche et le PDC). Le PLR, l'UDC et le MCG ont estimé qu'un congé paternité n'était financièrement pas supportable pour les entreprises. Le PLR a également insisté sur la liberté individuelle de fonder une famille. L'Etat n'a pas à s'immiscer dans ce choix, selon le PLR.

Autre argument avancé par la droite: la mise en place d'un congé paternité payé relève des compétences fédérales. En l'état, une loi genevoise serait inapplicable. Les députés ont aussi rappelé que les chambres fédérales doivent se prononcer prochainement sur l'initiative parlementaire du PDC grison Martin Candinas qui propose précisément d'instaurer un congé paternité de deux semaines.

Pionnier

A gauche, les Verts ont défendu un projet bénéfique pour l'ensemble de la société. Les socialistes auraient aimé que Genève devienne précurseur en matière de congé paternité comme le canton l'avait déjà été en 2001 avec l'assurance maternité.

Le conseiller d'Etat en charge de l'emploi, des affaires sociales et de la santé (DEAS) Mauro Poggia a critiqué un projet de loi mal ficelé. «On ne fait pas des lois avec des bonnes intentions», a déclaré chef du DEAS.

(ats)

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