Publié

Coronavirus en SuisseLes personnes à risques et les soignants parmi les premiers vaccinés

Alors que Swissmedic attend encore des informations pour autoriser les vaccins, les premiers à en bénéficier seront les personnes à risques et le personnel soignant.

Miser sur plusieurs vaccins représente des avantages du point de vue de son efficacité a expliqué Claus Bolte mardi devant la presse.

Miser sur plusieurs vaccins représente des avantages du point de vue de son efficacité a expliqué Claus Bolte mardi devant la presse.

KEYSTONE

La Commission fédérale pour les vaccinations a défini les groupes cibles qui bénéficieront en priorité d’un vaccin contre le Covid-19. Les personnes à risques, le personnel soignant et le personnel d’encadrement des personnes à risques en font partie.

Les contacts étroits des personnes à risque ainsi que les personnes dans les institutions collectives présentant un risque marqué d’infection constituent également des groupes cibles, a indiqué mardi devant la presse Christoph Berger, président de la Commission fédérale pour les vaccinations.

Les femmes enceintes ne font pas partie des groupes prioritaires, a-t-il répondu à un journaliste. Lorsque les groupes prioritaires auront été vaccinés, toutes les autres personnes qui le souhaitent pourront être vaccinées s’il reste suffisamment de doses.

L’objectif est de protéger la population contre une évolution grave de la maladie ou des cas de décès et non pas de viser une immunité globale, a déclaré Christoph Berger. Ce dernier objectif pourra éventuellement être poursuivi plus tard. La vaccination constitue un outil supplémentaire afin de lutter contre le Covid-19. Elle ne remplace toutefois pas les autres mesures, a précisé Christoph Berger.

Swissmedic attend

Swissmedic ne dispose pas de toutes les informations nécessaires pour délivrer une autorisation pour les trois vaccins contre le coronavirus acquis par la Suisse. Il manque encore des données sur la sécurité, l’efficacité et la qualité.

Des questions ont été posées aux fabricants, qui ont livré les données de leurs études. «Nous manquons de données sur l’efficacité des tests cliniques et sur les sous-groupes importants qui ont participé à ces grandes études, a précisé Claus Bolte, chef de la division autorisation chez Swissmedic, lors d’un point de presse de l’OFSP.

Swissmedic veut par exemple connaître les maladies préexistantes des personnes ayant participé à ces études.

Miser sur plusieurs vaccins

L’acceptation de vaccins aussi rapidement développés exige une grande confiance dans les fabricants et les autorités de contrôle. Il est donc important d’examiner de très près les effets sur les différents groupes de personnes.

Claus Bolte a donné des précisions concernant certaines études. «Chez Pfizer/BioNTech, ils ont annoncé que leur étude se fondait sur 170 personnes testées présentant des symptômes». Et les analyses qui ont été fournies à Food and Drug Administration aux Etats-Unis pour obtenir une autorisation rapide se fondent sur ces 170 personnes, a ajouté Claus Bolte.

Miser sur plusieurs vaccins représente des avantages du point de vue de son efficacité, ajoute Claus Bolte. Tous ne seront pas aussi efficaces pour tous les sous-groupes de la population. Ne pas dépendre que d’un seul vaccin est aussi moins risqué sous l’angle de la logistique.

(ats/nxp)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!