Ciel! – Les photos et vidéos du capitaine Kirk dans l’espace
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Ciel!Les photos et vidéos du capitaine Kirk dans l’espace

Blue Origin a publié les images de son deuxième vol habité, avec ses quatre passagers en apesanteur, dont le comédien William Shatner.

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De gauche à droite, les quatre touristes de l’espace, Audrey Powers, vice-présidente de Blue Origin, William Shatner, Chris Boshuizen, cofondateur de Planet Labs et Glen de Vries, cofondateur de Medidata Solutions.

De gauche à droite, les quatre touristes de l’espace, Audrey Powers, vice-présidente de Blue Origin, William Shatner, Chris Boshuizen, cofondateur de Planet Labs et Glen de Vries, cofondateur de Medidata Solutions.

Blue Origin
L’équipage avec Sarah Knights qui entraîne les astronautes de Blue Origin.

L’équipage avec Sarah Knights qui entraîne les astronautes de Blue Origin.

Blue Origin
Une dernière photo dans la capsule avant le décollage.

Une dernière photo dans la capsule avant le décollage.

Blue Origin

Après avoir incarné le capitaine d’un vaisseau spatial dans la série culte «Star Trek», William Shatner, 90 ans, s’est rendu dans l’espace mercredi à bord d’une fusée bien réelle de Blue Origin, devenant la personne la plus âgée à atteindre l’ultime frontière, et accomplissant un exploit symbolique pour les générations de passionnés ayant suivi ses aventures.

C’était «l’expérience la plus intense» imaginable, a déclaré l’acteur canadien après l’atterrissage, en racontant son voyage au patron de Blue Origin, le milliardaire Jeff Bezos, venu l’accueillir lui et les trois autres passagers pour leur retour sur Terre. «Je suis tellement ému. C’est extraordinaire!»

Blue Origin a diffusé la vidéo prise durant la phase sans gravité.

Blue Origin/AFP

«Tout le monde devrait vivre cette expérience»

Comme les quelque 600 humains ayant fait cet extraordinaire voyage avant lui, il s’est émerveillé de la vue du globe depuis le cosmos. L’atmosphère, «cet air qui nous tient en vie, est plus fine que votre peau» et «incommensurablement petite par rapport à l’univers», a-t-il dit. «Il serait tellement important que tout le monde vive cette expérience, d’une manière ou d’une autre.»

Il s’agissait du deuxième vol habité de la fusée de Blue Origin, qui entend s’imposer comme un acteur incontournable dans le secteur convoité du tourisme spatial.

La fusée New Shepard a décollé mercredi à 16 h 49 (heure suisse). La capsule s’est détachée en vol, et ainsi propulsée, s’est élevée jusqu’à 106 km au-dessus du niveau de la mer, soit plus haut que la ligne de Karman, qui marque la frontière de l’espace selon la convention internationale. Elle a ensuite entamé une chute libre pour retomber sur Terre, freinée notamment par trois immenses parachutes. Le vol a, au total, duré 10 minutes et 17 secondes.

Accueillis par Jeff Bezos

Le fondateur d’Amazon avait lui-même fermé l’écoutille de la capsule avant le décollage, et l’a rouverte une fois l’atterrissage réussi dans le désert du Texas, avant de déboucher une bouteille de champagne pour célébrer l’événement.

À bord se trouvaient également deux entrepreneurs ayant payé pour le voyage (le montant n’a pas été révélé): Chris Boshuizen, un ancien ingénieur de la NASA et le cofondateur de Planet Labs, une société américaine qui photographie chaque jour la Terre grâce à des satellites; et Glen de Vries, le cofondateur de Medidata Solutions, une entreprise spécialisée dans les logiciels de suivi d’essais cliniques pour l’industrie pharmaceutique. La vice-présidente de Blue Origin, Audrey Powers, complétait l’équipage.

Bezos dans «Star Trek»

La série «Star Trek» est devenue culte pour les amateurs de science-fiction, dont Jeff Bezos. Ce dernier a même fait une apparition dans l’un des nombreux films dérivés de la série – méconnaissable sous un maquillage d’extraterrestre.

«Je suis bouleversé par l’accueil» des fans, a déclaré William Shatner lors d’une conférence de presse qui a suivi le vol mercredi, interrogé par l’AFP sur les réactions enthousiastes reçues depuis l’annonce de la mission.

«Le capitaine Kirk, incarné par Shatner, représente peut-être davantage l’ultime frontière que n’importe qui pour des générations», a souligné le scénariste américain Marc Cushman. L’acteur et son personnage de fiction «étaient des symboles de l’intérêt croissant de la nation – et du monde – pour l’exploration spatiale», a-t-il poursuivi.

Longtemps menée par les agences étatiques, cette conquête spatiale est aujourd’hui de plus en plus prise en charge par des entreprises privées. Et William Shatner en assure, là encore, la promotion.

(AFP/M.P.)

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