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AviationLes pilotes d'EasyJet tombent de sommeil

Victimes de fatigue récurrente, les pilotes d'EasyJet Suisse tirent la sonnette d'alarme. En cause, la course à la rentabilité.

par
Le Matin Dimanche
Malgré 143 jours de congé, les pilotes d'EasyJet Suisse souffrent de plannings et d'horaires qui ne permettent plus de récupérer physiquement.

Malgré 143 jours de congé, les pilotes d'EasyJet Suisse souffrent de plannings et d'horaires qui ne permettent plus de récupérer physiquement.

Tjaden/Laif, Keystone

Pris entre une législation inadaptée au trafic aérien actuel et des pressions économiques grandissantes, les pilotes souffrent de fatigue récurrente. Surtout dans les compagnies low-cost, qui multiplient les vols courts et moyen-courriers, spécialement éprouvants pour l'organisme. «Les journées se sont durcies ces dernières années», témoignent des pilotes d'EasyJet Suisse.

Les syndicats suisse et européens dénoncent une dérive du secteur, à l'heure où les législateurs cèdent devant le lobbyisme des compagnies aériennes, au détriment de la sécurité. En Suisse, le cas des pilotes est aggravé par le manque de protection dont souffre une profession qui n'est pas reconnue par la loi sur le travail et ne bénéficie d'aucune CCT.

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