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SuisseLes PME minimisent encore les risques du web

Le délégué fédéral à la cybersécurité a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a salué la capacité des entreprises à avoir déployé le télétravail mais a alerté sur le manque de considération des cyberattaques.

Photo d’illustration.

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KEYSTONE

Les petites et moyennes entreprises suisses ont, pour beaucoup, pu organiser le télétravail pendant ou depuis le confinement de mars. Mais leurs dirigeants et employés devraient prendre davantage garde à la cybersécurité.

Pendant le confinement, la mise en place du télétravail s’est faite sans problème pour 40% des entreprises, quand il a nécessité quelques mesures pour 30% d’entre elles. En revanche, 20% y ont carrément renoncé, selon un sondage de gfs-zürich présenté mardi par la faîtière Digitalswitzerland. Dans l’immobilier et le bâtiment, le taux d’abandon atteint 27% quand dans le commerce et la vente, il monte même à 34%.

Par rapport aux risques de cybersécurité, la moitié des sociétés se sentent peu, voire pas informées. C’est surtout vrai dans l’hôtellerie, le commerce, mais aussi la santé, la formation et la production. A la question de savoir si elles estiment pouvoir être la cible, dans les deux à trois prochaines années, d’une cyberattaque qui les empêcheraient de travailler pendant une journée, plus des deux tiers n’y voient pas ou peu de risque. C’est particulièrement le cas pour les secteurs du bâtiment et de l’immobilier ou encore de la formation et de la santé.

25% des firmes victimes d’attaques

Si la quasi-majorité effectue des sauvegardes de données et des mises à jour de logiciels ou encore dispose d’antivirus, un quart des firmes a déjà subi une attaque, venant d’un logiciel malveillant, d’un virus ou d’un cheval de Troie. Dans ce cas, cela a conduit à des conséquences financières pour un tiers des entreprises et à une réputation écornée pour une entreprise sur dix.

La sécurité en ligne n’est «pas seulement un sujet technique», a souligné Florian Schütz, délégué fédéral à la cybersécurité lors de la conférence de presse. Elle est en étroite relation avec la capacité des entreprises à travailler et faire des affaires, «alors que le numérisation se développe». Il a rappelé que la pandémie de coronavirus avait entraîné de plus en plus de risques en ligne (faux emails, SMS, etc).

L’étude a été réalisée auprès de 503 dirigeants entre août et octobre.

(ATS/NXP)

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