Suisse: Les PME profitent le plus des accords de libre-échange
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SuisseLes PME profitent le plus des accords de libre-échange

Selon le SECO, les accords ont permis aux entreprises suisses d’économiser plus de deux milliards de francs en droits de douane sur les importations en 2019. Ce sont les PME qui en ont le plus profité.

Le but du SECO était d’examiner comment les entreprises utilisaient les préférences tarifaires accordées via les ALE lorsqu’elles importent des marchandises en Suisse.

Le but du SECO était d’examiner comment les entreprises utilisaient les préférences tarifaires accordées via les ALE lorsqu’elles importent des marchandises en Suisse.

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Les accords de libre-échange (ALE) ont permis aux entreprises suisses de belles économies. C’est ce que révèle une analyse du Secrétariat d’État à l’économie (SECO) réalisée en collaboration avec l’Université de Saint-Gall lundi. Ainsi quelque 140’000 firmes ont pu épargner plus de 2 milliards de francs en droits de douane sur les importations en 2019. Et ce sont les PME qui ont le plus tiré leur épingle du jeu, annonce le SECO dans un communiqué lundi.

Le but du SECO était d’examiner comment les entreprises utilisaient les préférences tarifaires accordées via les ALE lorsqu’elles importent des marchandises en Suisse. Cette analyse approfondie montre que les petites entreprises tirent globalement un profit supérieur des ALE, souligne Berne.

Taux d’économie de 84%

Si les grandes entreprises de plus de 250 collaborateurs ont économisé environ 728 millions de francs sur les droits de douane en 2019 grâce aux ALE, l’avantage qu’en ont tiré les PME se monte à 1134 millions de francs. Le solde, soit 221 millions de francs, revient à des entreprises de taille inconnue. Par ailleurs, toutes entreprises confondues, le taux d’économie, c’est-à-dire la part des économies potentielles sur les droits de douane qui a été effectivement réalisée, atteint 84 %.

L’analyse indique aussi que les entreprises utilisent les ALE lorsque les perspectives d’économies sont élevées. Par ailleurs, celles qui ont déjà actionné un ALE sont plus enclines que les autres à l’exploiter par la suite. Il faut dire qu’utiliser un accord de libre-échange nécessite des frais initiaux et du temps pour se familiariser avec les règles. Mais une fois ces coûts uniques engagés, les firmes n’hésitent plus à faire appel aux ALE régulièrement.

(cht/comm)

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