Actualisé 29.06.2020 à 14:46

Les policiers impliqués dans la mort de George Floyd devant le juge

USA

L'ancien agent Derek Chauvin, inculpé de meurtre pour avoir asphyxié George Floyd, sera entendu ce lundi par vidéo devant un tribunal de Minneapolis. Les trois autres policiers, poursuivis pour complicité, devraient être présents en personne.

Derek Chauvin avait plaqué George Floyd au sol le 25 mai puis l’avait immobilisé avec son genou.

Derek Chauvin avait plaqué George Floyd au sol le 25 mai puis l’avait immobilisé avec son genou.

Keystone

Les policiers impliqués dans la mort de George Floyd comparaissent lundi devant un tribunal de Minneapolis pour la première audience de fond consacrée au meurtre de cet Afro-Américain qui a rouvert les plaies raciales aux Etats-Unis.

L'ancien agent Derek Chauvin, 44 ans, sera entendu à partir de 17h15 GMT (19h15 en Suisse) par lien vidéo depuis la prison de haute sécurité où il est détenu. Il est inculpé de meurtre pour avoir asphyxié George Floyd, un homme noir de 46 ans, en s'agenouillant sur son cou pendant de longues minutes.

Alexander Kueng, Thomas Lane et Tou Thao, poursuivis pour complicité de meurtre, devraient être présents en personne. Les deux premiers ont été remis en liberté conditionnelle contre le versement d'une caution de 750’000 dollars (environ 710’000 francs).

Les quatre hommes pourraient profiter de l'audience pour dire s'ils plaident coupables ou non coupables. Ils encourent jusqu'à 40 ans de réclusion. La question de savoir s'ils seront jugés ensemble ou séparément pourrait également être abordée.

Décédé le 25 mai

Le 25 mai, ils avaient voulu arrêter George Floyd soupçonné d'avoir tenté d'écouler un faux billet de 20 dollars dans un commerce de Minneapolis, dans le nord des Etats-Unis. Le quadragénaire, menotté, avait été plaqué au sol et l'agent Derek Chauvin avait appliqué son genou sur son cou pour l'y maintenir.

«Je ne peux plus respirer», a supplié George Floyd à plusieurs reprises avant de perdre conscience. Malgré les interventions de passants, Derek Chauvin a continué à exercer sa pression.

Le drame, dont les images captées par une passante sont devenues virales, a suscité une vague de manifestations inédites depuis les grandes marches pour les droits civiques des années 1960, qui a même dépassé les frontières américaines.

Mort «par homicide»

La colère de la rue était montée rapidement car, dans un premier temps, la justice avait tardé à réagir. La police avait immédiatement licencié les quatre hommes mais le procureur local en charge du dossier n'avait arrêté Derek Chauvin que quatre jours après les faits et ne l'avait inculpé que pour «homicide involontaire», sans mettre en cause ses collègues.

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