26.01.2013 à 20:45

PortugalLes profs manifestent pour l'école publique

Des milliers d'enseignants portugais ont défilé samedi après-midi à Lisbonne contre les mesures de rigueur dans l'Education.

Quelque 30'000 professeurs étaient attendus pour le défilé.

Quelque 30'000 professeurs étaient attendus pour le défilé.

Keystone

Ces dernières, prévues dans le cadre du programme d'aide financière international accordé au Portugal, "menacent l'école publique", selon les manifestants.

"Tuer l'éducation, c'est détruire la nation!", "luttons pour que ça change", ou encore "un avenir pour la jeunesse", scandaient les manifestants qui ont défilé bruyamment au son de sifflets, brandissant pancartes et agitant des drapeaux aux couleurs des différents syndicats.

Les professeurs ont marché derrière des banderoles sur lesquelles on pouvait lire: "Basta! L'école publique ne supporte pas davantage d'attaques", "les professeurs mobilisés contre la catastrophe", "pour un pays avec un avenir", ...

Quelque 30'000 professeurs étaient attendus pour participer à ce défilé qui a parcouru la principale artère de la capitale portugaise, selon la Fédération nationale des professeurs (Fenprof) qui a organisé cette journée de protestation.

Pour le métier de professeur

Cette manifestation a pour objectif de "défendre l'école publique, le métier de professeur et la qualité de l'enseignement", a expliqué aux médias portugais Mario Nogueira, secrétaire général de la Fenprof.

Ces menaces sur l'école publique sont le résultat des politiques d'austérité conduites par le gouvernement dans le cadre du programme d'assistance financière de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI), a-t-il expliqué.

En échange d'un prêt de 78 milliards d'euros accordé en mai 2011, le Portugal s'est engagé à mettre en oeuvre un programme de réformes et de rigueur, avec des coupes budgétaires notamment dans l'Education, pour assainir ses finances publiques.

Mesures rigoureuses

Afin de respecter ses engagements, la coalition gouvernementale de centre droit a annoncé pour cette année des mesures d'une rigueur sans précédent, marquées par une hausse généralisée des impôts.

Mais alors que la récession s'accentue et que le chômage atteint des niveaux record, touchant près de 16% de la population active, le mécontentement populaire a sensiblement augmenté ces derniers mois dans plusieurs secteurs, qui contestent de plus en plus la recette des bailleurs de fonds du Portugal.

"Nous sommes là pour défendre l'école publique à vos côtés ... il faut mettre un terme à la politique de la troïka", a lancé aux manifestants Arménio Carlos, secrétaire général de la CGTP, principal centrale syndicale du pays, qui s'est adressé aux manifestants à la fin du défilé.

(ats)

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