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Office fédéral de la cultureLes pros de la culture saluent la nomination d'Isabelle Chassot

Les acteurs de la vie culturelle suisse se sont félicités mercredi du choix de la conseillère d'Etat fribourgeoise Isabelle Chassot à la tête de l'Office fédéral de la culture.

Les professionnels de la culture se réjouissent mercredi de la nomination d'Isabelle Chassot à la tête de l'OFC. Plusieurs saluent son expérience de politicienne et espèrent que son arrivée permettra d'améliorer le dialogue avec l'administration fédérale.

La Fribourgeoise doit intensifier les rapports avec les différentes branches artistiques, estime Rolf Schmid, président de l'association des producteurs de films, interrogé par l'ats. A cet égard, la collaboration avec l'Office fédéral de la culture (OFC) ne peut être que meilleure, poursuit-il en allusion au directeur actuel.

Hans Läubli, directeur de Suisseculture, l'association faîtière des auteurs et artistes interprètes professionnels, est du même avis. «J'ai l'impression qu'Isabelle Chassot a une très bonne relation avec la culture, contrairement à Jean-Frédéric Jauslin, qui ne semblait pas avoir le feu sacré». Comme elle est politicienne, elle connaît les moyens de s'engager pour les besoins de la culture, poursuit-il.

Nouvelle loi

Ses grandes affinités pour la culture et sa riche expérience lui seront très utiles au vu du défi qui l'attend, renchérit Adrian Balmer, président de l'Union des théâtres suisses.

Comme Nicole Pfister Fetz, secrétaire générale de l'association des auteurs de Suisse (AdS), il espère que la Fribourgeoise sera une bonne avocate de la culture lors des discussions sur l'encouragement de la culture après la période 2012-2015.

Hans Läubli souhaite que les priorités de la nouvelle loi seront maintenus. Depuis 2012, l'office encourage de nouveaux domaines - notamment la littérature, la danse, le théâtre et la musique - par des prix et des distinctions.

Pour Matthias Bürcher, de l'association suisse des scénaristes et réalisateurs de films, le gouvernement fribourgeois, au sein duquel siège Isabelle Chassot, s'est toujours beaucoup engagé pour la branche du film. Et d'espérer que la politicienne poursuivra sur cette voie.

Soutien pour les films et les livres

«La branche du cinéma suisse a besoin de plus de subventions, sinon elle ne pourra plus faire face à la concurrence internationale». Dans beaucoup de pays européens, les soutiens financiers ont été continuellement revus à la hausse, mais pas en Suisse, déplore-t-il.

Après l'échec du prix unique du livre en votation populaire il y a un an, l'AdS et Suisseculture espèrent que l'OFC tiendra sa promesse d'améliorer la situation de la littérature. «Nous attendons d'Isabelle Chassot qu'elle continue les projets déjà en discussion» dans ce domaine, indique à l'ats Nicole Pfister Fetz.

Nomination féminine saluée

«Nous espérons que le dialogue sera bon». A ses yeux, la nomination d'une femme d'un canton bilingue est un signal positif, ajoute-t-elle.

Il est important qu'une femme dirige désormais l'OFC, abonde Marco Solari, président du Festival international du film de Locarno (TI). Avec sa carrière politique, Isabelle Chassot est parfaite pour ce poste, selon lui. Ce choix est aussi bénéfique pour le Tessin, car la Romande est habituée à s'engager pour les minorités, affirme-t-il.

(ats)

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