22.12.2016 à 12:04

RD CongoLes protestations contre Kabila font des morts

La fin du mandat de Kabila a provoqué des affrontements meurtriers dans plusieurs villes de République démocratique du Congo.

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Après un malaise qui a duré 12 minutes, Felix Tshisekedi  a prêté serment comme nouveau président de la République démocratique du Congo. (Jeudi  24 janvier 2019)

Après un malaise qui a duré 12 minutes, Felix Tshisekedi a prêté serment comme nouveau président de la République démocratique du Congo. (Jeudi 24 janvier 2019)

Keystone
Une accolade entre Felix Tshisekedi (à droite) et le président sortant Joseph Kabila   (Jeudi  24 janvier 2019

Une accolade entre Felix Tshisekedi (à droite) et le président sortant Joseph Kabila (Jeudi 24 janvier 2019

AFP
La Cour constitutionnelle a officiellement proclamé l'opposant Félix Tshisekedi président de la République démocratique du Congo (RDC). (Dimanche 20 janvier 2019)

La Cour constitutionnelle a officiellement proclamé l'opposant Félix Tshisekedi président de la République démocratique du Congo (RDC). (Dimanche 20 janvier 2019)

AFP

En République démocratique du Congo (RDC), le mouvement de contestation contre le président Joseph Kabila semble s'essouffler quelque peu, malgré les violences et interpellations dans plusieurs villes. Le bilan des morts varie: une ONG parle de 34 morts, le gouvernement avançait le chiffre de 22 tués.

Ida Sawyer, directrice de l'organisation Human Rights Watch (HRW) pour l'Afrique centrale, a indiqué jeudi sur son compte Twitter que tous les 34 décès «s'étaient produits lors des premières manifestations mardi demandant le départ de M. Kabila dont le mandat est arrivé à terme. L'ONG procède à des vérifications concernant d'autres morts, a précisé Ida Sawyer.

Le gouvernement congolais avait avancé un bilan de 22 tués, dont un policier, mercredi. Jeudi, l'envoyé spécial du magazine Jeune Afrique citait un nouveau bilan de la police congolaise, de 31 morts et plus de 270 interpellations.

Mardi, au dernier jour du mandat de M. Kabila, Kinshasa, Lubumbashi et d'autres villes de RDC ont été le théâtre d'affrontements meurtriers.

Violences ethniques aussi

Dans le nord-ouest du pays, ce sont quatorze miliciens et trois policiers qui ont été tués mercredi dans des affrontements à Lisala, a déclaré jeudi le gouverneur de la province de la Mongala, Bienvenu Esimba. Ces heurts ont été provoqués par l'attaque d'adeptes d'une secte millénariste.

Le gourou de cette secte, Wami-Nene - tué mercredi - voyait dans la fin du mandat du président de la RDC, Joseph Kabila, le 20 décembre, le début de la fin des temps, ont indiqué M. Esimba et un prêtre catholique local. Selon M. Esimba, les miliciens de la secte, armés d'AK-47, ont brûlé 47 maisons et attaqué un marché avant de prendre d'assaut les locaux de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), devenue selon eux «inutile».

Le pays est aussi la proie de violences ethniques. Des affrontements entre des milices hutues et nandes ont coûté la vie à 17 civils et à un policier dans l'est de la RDC, a indiqué un porte-parole de l'armée. «Certains ont été tués par balles et d'autres à l'aide de machettes», a précisé cette source.

(ats)

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