22.12.2016 à 17:28

Attentat de BerlinLes quatre ans d'Anis Amri dans les geôles italiennes

L'homme recherché par toutes les polices d'Europe avait purgé une longue peine en Sicile pour avoir incendié une école.

1 / 82
Un an après l'attentat de Berlin, la chancelière allemande Angela Merkel, critiquée pour son manque d'empathie et des négligences de la part des autorités, rencontre les proches des victimes. (Lundi 18 décembre 2017)

Un an après l'attentat de Berlin, la chancelière allemande Angela Merkel, critiquée pour son manque d'empathie et des négligences de la part des autorités, rencontre les proches des victimes. (Lundi 18 décembre 2017)

AFP
La ville de Berlin accuse la police locale d'avoir falsifié un document qui aurait théoriquement pu conduire à l'arrestation d'Anis Amri avant qu'il ne commette l'attentat. (Mercredi 17 mai 2017)

La ville de Berlin accuse la police locale d'avoir falsifié un document qui aurait théoriquement pu conduire à l'arrestation d'Anis Amri avant qu'il ne commette l'attentat. (Mercredi 17 mai 2017)

AFP
Le ministre italien de l'Intérieur, Marco Minniti, a défendu jeudi devant la presse étrangère les deux policiers qui ont abattu Anis Amri. Les deux hommes sont soupçonnés d'être racistes ou nostalgiques du fascisme. (2 mars 2017)

Le ministre italien de l'Intérieur, Marco Minniti, a défendu jeudi devant la presse étrangère les deux policiers qui ont abattu Anis Amri. Les deux hommes sont soupçonnés d'être racistes ou nostalgiques du fascisme. (2 mars 2017)

archive, AFP

Anis Amri, le suspect tunisien de l'attentat au camion-bélier à Berlin, a passé quatre ans en prison en Italie, entre 2011 et 2015. Il était derrière les barreaux pour avoir incendié une école, rapportent jeudi les médias italiens qui retracent son parcours chaotique dans les geôles siciliennes.

Anis Amri a débarqué sur l'île italienne de Lampedusa, la plus proche des côtes africaines, pendant le Printemps arabe en 2011, «en se déclarant mineur alors qu'il avait 18 ans», rapporte le quotidien turinois «La Stampa». Le jeune homme est alors orienté vers le centre d'accueil pour mineurs de Belpasso à Catane, dans l'est de la Sicile, où il ne tarde pas à se faire remarquer.

Loin d'être un détenu modèle

Le 24 octobre 2011, il est arrêté avec trois de ses compatriotes après avoir incendié une école. Il est condamné à quatre ans de réclusion, raconte «Il Corriere della Sera».

Anis Amri commence à purger sa peine à Catane puis passe par divers établissements pénitentiaires de Sicile, en terminant par Palerme. Loin d'être un détenu modèle, il ne bénéficie d'aucune remise de peine.

A sa sortie de prison en 2015, il est envoyé au Centre d'identification et d'expulsion (CIE) de Caltanisetta, dans le centre de l'île, où il est frappé d'une mesure d'expulsion.

«Mais la Tunisie n'a aucune intention de récupérer un citoyen qui, déjà dans sa ville natale, avait posé de nombreux problèmes», poursuit le quotidien de Milan.

«S'il s'est radicalisé ici, nous avons un problème»

Le journal assure en outre que les procédures d'identification, nécessaires à son rapatriement, «n'ont pas été faites dans les délais légaux par les autorités tunisiennes», ce qui explique que l'Italie ait été «obligée de le laisser partir».

«S'il est vrai qu'Anis Amri s'est radicalisé dans nos prisons, alors nous avons un problème, qui est d'ailleurs déjà connu», conclut le journal.

Contactés par l'AFP, les ministères italiens de l'Intérieur et de la Justice, le parquet de Palerme, de même que l'administration pénitentiaire, n'ont pas souhaité faire de commentaire.

(AFP)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!