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LibérationLes quatre ex-otages français ont retrouvé leurs familles

Les quatre journalistes français, ex-otages en Syrie, ont retrouvé leurs familles sur la base de Villacoublay, près de Paris. Le président François Hollande était également présent.

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L'ex-otage et journaliste Didier François est revenu sur ses conditions de détention. Il a notamment raconté avoir subi des «simulacres d'exécution». (21 avril 2014)

L'ex-otage et journaliste Didier François est revenu sur ses conditions de détention. Il a notamment raconté avoir subi des «simulacres d'exécution». (21 avril 2014)

AFP
Les quatre journalistes français, ex-otages en Syrie, sont arrivés en hélicoptère sur la base de Villacoublay, au sud de Paris, où ils ont été accueillis par le président François Hollande et leurs familles.(20 avril 2014)

Les quatre journalistes français, ex-otages en Syrie, sont arrivés en hélicoptère sur la base de Villacoublay, au sud de Paris, où ils ont été accueillis par le président François Hollande et leurs familles.(20 avril 2014)

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Les quatre journalistes français, ex-otages en Syrie, sont arrivés en hélicoptère sur la base de Villacoublay, au sud de Paris, où ils ont été accueillis par le président François Hollande et leurs familles.(20 avril 2014)

Les quatre journalistes français, ex-otages en Syrie, sont arrivés en hélicoptère sur la base de Villacoublay, au sud de Paris, où ils ont été accueillis par le président François Hollande et leurs familles.(20 avril 2014)

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Les quatre journalistes français, ex-otages en Syrie, sont arrivés dimanche matin en hélicoptère sur la base de Villacoublay, au sud de Paris, où ils ont été accueillis par le président François Hollande et leurs familles.

Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torrès ont tous les quatre rasé leur abondante barbe, signe de leur dix mois de captivité, arborant des visages glabres, mais toujours souriants.

A leur descente d'hélicoptère, ils ont d'abord embrassé sur le tarmac le président, accompagné du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, avant de se jeter dans les bras de leurs familles. Nicolas Hénin a embrassé ses deux jeunes enfants et sa femme.

Pantalons beiges et vestes polaires, amaigris, visiblement fatigués, les anciens otages arrivaient d'Evreux, à une centaine de km à l'ouest de Paris, où leur avion venu de Turquie s'était posé plus tôt dans la matinée.

Peu de détails ont filtré sur les conditions de la libération des quatre hommes.

Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, a assuré qu'il n'y avait «pas eu de rançon» mais des «négociations».

On sait peu de choses sur les conditions de détention

Mais Alain Marsaud, député UMP des Français de l'étranger, a estimé que «si ce n'est pas nous qui payons, c'est d'autres qui payent à la place (...) Nos amis, soit qataris soit des Emirats arabes unis, ont dû faire un geste. Est-ce que ce geste c'est de l'argent, est-ce que ce geste ce sont des armes? Nous le saurons peut-être un jour, peut-être qu'on ne le saura jamais.»

On sait également encore peu de chose sur les conditions de détention des otages.

«Depuis quelque temps on avait des nouvelles régulières toutes les trois semaines sur le fait qu'ils étaient détenus ensemble, pas isolés, et qu'ils n'avaient pas subi de trop mauvais traitements», a dit Fabien Namias, directeur général d'Europe 1, pour qui travaillaient deux otages.

«On savait qu'ils allaient bien, qu'ils étaient plusieurs dans une même cellule, que leur santé avait l'air d'aller, qu'ils avaient le droit d'aller aux toilettes deux fois par jour, et qu'il n'y avait pas de maltraitances», a raconté Karen Lajon, porte-parole du Comité de Soutien des otages en Syrie.

Nicolas Hénin a quand même expliqué s'être évadé trois jours après son enlèvement le 22 juin et avoir été repris par ses ravisseurs au bout d'une nuit de course solitaire dans la campagne syrienne, dans une interview à France 24.

«En tout, a-t-il dit, je suis passé par une dizaine de lieux de captivité (...). La plupart du temps, avec d'autres personnes, notamment Pierre Torrès qui m'a rejoint assez vite. Cela a été une longue errance de lieux de détention en lieux de détention».

(ats)

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